
À la 12e édition du Cameroon Business Forum (CBF), les échanges entre le Gouvernement et le secteur privé ont mis en lumière les difficultés d’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME). Cinq recommandations ont été formulées pour améliorer les mécanismes de financement et soutenir la compétitivité des entreprises camerounaises.
Conduit par le Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, l’atelier a réuni des représentants du Groupement des femmes d’affaires du Cameroun, du Syndicat des industriels du Cameroun, de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts (CAPEF), ainsi que du Ministère des Finances, représenté par le Directeur de la Comptabilité publique, Achille BASSAHAG.
Les discussions ont notamment révélé l’insuffisance des financements accordés aux PME, malgré les performances du système financier national, le manque de produits bancaires adaptés aux besoins de certaines filières, particulièrement l’agriculture, ainsi que les difficultés spécifiques rencontrées par les entreprises portées par des femmes. Le déficit de communication sur les dispositifs publics d’accompagnement a également été soulevé.

En réponse, les représentants du Gouvernement ont insisté sur la nécessité, pour les entreprises, d’améliorer la préparation de leurs projets, leur gouvernance et leur maîtrise des mécanismes de financement existants. Le renforcement de la structuration des filières et le soutien à la prise de risque initiale ont également été évoqués, notamment à travers le mécanisme de garantie de 200 milliards de FCFA prévu par la loi de finances.
Au terme des échanges, cinq recommandations ont été retenues : (i) créer des lignes de crédit adaptées aux secteurs agricole et industriel ; (ii) mobiliser des ressources de long terme pour les PME ; (iii) assouplir l’accès au mécanisme de garantie ;(iv) renforcer les dispositifs de réduction des risques des entreprises ; (v) et améliorer la communication entre l’État et le secteur privé.
Ces mesures visent à faciliter l’accès au financement, à soutenir l’industrialisation et à renforcer la capacité des entreprises camerounaises à saisir les opportunités du marché africain.
