Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Mme Christine Dietrich, séjourne au Cameroun dans le cadre des consultations prévues par l’article IV des Statuts de l’institution. Elle a été reçue, ce jour, par le ministre des Finances, Louis Paul MOTAZE. Il était entouré, pour la circonstance, du ministre délégué auprès du ministre des Finances, YAOUBA ABDOULAYE, de ses proches collaborateurs ainsi que des représentants du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT).

Les échanges ont principalement porté sur l’évolution récente de la situation macroéconomique et budgétaire du Cameroun. Les deux parties ont notamment abordé les perspectives de croissance, l’exécution du budget de l’État, la situation de la trésorerie publique ainsi que la dynamique de l’endettement. S’exprimant devant la presse au terme de l’audience, Mme Christine Dietrich a relevé que, sur la base des derniers rapports du FMI, la situation budgétaire du Cameroun demeure globalement solide. Elle a toutefois indiqué que certaines tensions observées au niveau de la trésorerie et de la dette méritent une attention particulière.

Au 31 mars 2026, l’encours de la dette du secteur public camerounais s’établissait à 15 416 milliards de FCFA, soit 44,3 % du produit intérieur brut. Bien que ce niveau demeure inférieur au seuil communautaire de 70 % fixé dans la CEMAC, la mission entend examiner plus attentivement la structure, le coût et l’évolution de cette dette, ainsi que les contraintes qu’elle pourrait exercer sur la trésorerie de l’État. La cheffe de mission a néanmoins précisé qu’il serait prématuré de tirer des conclusions définitives à ce stade. Son équipe ne disposera d’une appréciation complète de la situation qu’au terme des travaux prévus sur une période de deux semaines.

Durant ce séjour, les experts du FMI auront des séances de travail avec les administrations camerounaises et passeront en revue les principaux aspects de l’économie nationale et des finances publiques. Ces consultations permettront d’établir un diagnostic approfondi de la situation macroéconomique et budgétaire du pays, d’en apprécier les principaux risques et de dégager des perspectives pour les prochains mois.

La mission s’inscrit dans le cadre du dialogue régulier que le FMI entretient avec ses États membres au titre de l’article IV de ses Statuts. Elle ne constitue donc pas une négociation en vue d’un nouveau programme financier, mais un exercice périodique de surveillance, d’analyse et d’échange sur les politiques économiques du Cameroun.

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