Pour l’exercice 2026, la région de l’Adamaoua bénéficie d’une dotation spécifique de 41,2 milliards de FCFA. Cette enveloppe, qui combine des gestions centrales, déconcentrées et décentralisées, vise principalement le désenclavement des bassins de production et l’accès aux services sociaux de base.

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Parmi les projets structurants annoncés par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze à l’ouverture du lancement solennel du budget de l’Etat pour l’exercice 2026, l’on note les infrastructures routières avec le bitumage de la route nationale N°6, notamment le tronçon Banyo-Mayo Darle-Bankim, la route Ngaoundéré-Paro, ainsi que la route Ngatt-Likok.

Dans le domaine du développement agropastoral, l’enveloppe budgétaire dédiée à l’Adamoua permettra l’acquisition de kits d’insémination artificielle pour la station zootechnique de Wakwa et la construction de forages pastoraux. Un vaste programme de construction, d’extension et d’entretien des lycées et collèges de la région est prévu cette année dans le secteur de l’éducation tandis que pour désenclaver les zones rurales, des chantiers seront lancés pour améliorer l’accès aux zones forestières. Ceci concerne prioritairement les routes Blinjiba, Kaladji, Malingara et Békasiki.

BIP : exécution efficace

Louis Paul Motaze n’a pas manqué de saluer les performances de la région, qui affiche des taux de réalisation physique des projets d’investissement public exemplaires. Ainsi par exemple, se félicitant des niveaux de réalisation des années antérieures où la région tutoyait les 97%, l’Adamaoua affiche 87% au 30 novembre 2025. Cependant, Louis Paul Motaze a appelé à une vigilance accrue contre les “trous d’air” de l’exécution budgétaire : démarrage tardif des chantiers, abandon de projets par certains prestataires et besoin d’une meilleure appropriation des procédures par les élus locaux.

Pour le ministre, l’une des grandes innovations de 2026 reste l’implémentation de la loi sur la fiscalité locale. Elle doit permettre aux mairies et au conseil régional de l’Adamaoua de mobiliser davantage de ressources propres pour répondre directement aux attentes des populations.

S’agissant des recettes attendues de la région de l’Adamaoua, elles sont pondérées à 13,5 milliards de FCFA contre 12,5 milliards de FCFA en 2025.

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