Journée des finances

Promotion des investissements privés

PROMOTE 2017: Le MINFI dévoile sa stratégie

                imgpromminfi350 2Traiter le contribuable comme un client privilégié, un partenaire sûr dans l’atteinte des objectifs de croissance et de politique de développement impulsée par le Président de la République avec comme point de mire la Vision 2035 qui ambitionne de faire du Cameroun un pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité. Tel est le leitmotiv qui a animé les échanges du Ministre des finances avec les opérateurs économiques le 16 février 2017 dans la salle tripartite du Palais des Congrès de Yaoundé. Alamine Ousmane Mey a saisi cette opportunité pour dérouler les mesures de facilitation de l’activité du secteur privé. Ces mesures visent pour l’essentiel à promouvoir le secteur privé ; améliorer la performance des entreprises de nature à décupler la création des richesses et des emplois et promouvoir le civisme fiscal; faciliter le paiement des impôts pour renflouer les caisses de l’Etat, financer le développement du pays et booster ainsi la contribution de ce secteur à l’édification du Cameroun.

              Le Ministère des finances doit servir de levain, de facilitateur, d’agent accompagnateur de l’action de l’entreprise du secteur privé dans cette marche vers le développement à travers des mesures de promotion socio-économique et de simplification des procédures et de sécurisation des recettes fiscales. L’élément central de ces mesures est constitué par la loi 2013/004 du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun. Ce texte renferme les divers avantages accordés aux potentielles personnes morales ou physiques camerounaises ou étrangères qui veulent investir au Cameroun et contribuer à l’accroissement de la production nationale. Sur la base de ce texte, près de 1000 milliards FCFA ont déjà été affectés aux projets d’investissement privé, ce qui représente les 2/3 du budget d’investissement du Cameroun. Cet accompagnement vise à renforcer les capacités des entreprises dans la création des richesses et des emplois et améliorer ipso facto les conditions de vie des populations.

           De plus, le Ministère des finances a pris des mesures visant à faciliter, simplifier, dématérialiser et moderniser les procédures afin d’instituer une véritable relation de collaboration entre l’administration et les contribuables. Des reformes importantes consolidées dans la loi de finances 2017 ont ainsi abouti à la télédéclaration qui réduit le contact avec les usagers et constitue une sécurité et un gain de temps qui permet à l’entreprise de se concentrer sur l’activité de création des richesses. On note ainsi une réduction de la paperasse à travers la dématérialisation des procédures : c’est le cas de la vignette automobile qui est désormais incorporée dans les frais d’assurance et de la patente qui apparaitra dorénavant dans l’attestation de non redevance.

                imgpromminfi350 11Il s’agit bien davantage de moderniser l’administration à travers l’amélioration de la qualité de service et divers moyens de paiement (mobile tax, chèque, virement…).Cela permettra de réduire le secteur informel et d’élargir l’assiette fiscale pour réduire la charge qui pèse sur les entreprises citoyennes en exerçant une pression fiscale juste et équitable sur l’ensemble des créateurs de richesses. Il s’agit en somme de renforcer le partenariat entre l’administration fiscale et les entreprises et non d’instituer une barrière, une rivalité dans leur relation.      

           Au moment des échanges, les débats ont porté sur la taxe sur les établissements hôteliers qui a été revue à la hausse : le Minfi a estimé qu’elle se justifiait dans les établissements de haut standing. Toutefois les zones économiquement sinistrées comme le grand nord ne verront pas l’application de cette taxe. A la question d’un promoteur d’un établissement de microfinance de savoir si l’Etat pouvait faire un contrat à durée déterminée en fixant un taux forfaitaire d’impôts à verser pendant une période de 4 ans par exemple, le Minfi a répondu que la politique fiscale est arrêtée par une loi de finance annuelle : un taux arrêté d’emblée (700 milliards/an) serait inéquitable à la fois pour l’Etat et pour le contribuable. Puisque l’activité peut être très fluctuante d’une année à l’autre tout comme le chiffre d’affaires peut baisser et causer du tort à l’entreprise. D’autres sujets tels que le transfert des fonds à l’étranger et le renforcement des capacités des promoteurs de PME ont été évoqués.

                                          

              Au terme des échanges ,le ministre Alamine Ousmane Mey a déclaré que le Ministère des Finances s’engage à apporter sa contribution dans la facilitation de l’expansion des PME ; de jouer pleinement sa partition de régulateur, d’accompagnateur afin que le Cameroun demeure un pays stable, démocratique et riche qui fait la fierté de ses citoyens tout en poursuivant inexorablement sa marche vers les cimes de l’émergence à l’horizon 2035.