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La feuille de route du MINFI en 2018

 

En clôturant jeudi dernier à Yaoundé la Conférence annuelle des responsables de son département ministériel, le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, a indiqué à ses différentes administrations les actions à exécuter en 2018.

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 CA DG

Des salves d’applaudissements dans la salle de 1500 places du Palais des Congrès de Yaoundé, pleine comme un œuf, ont plusieurs fois ponctué, le 1er février 2018 dans l’après-midi, le discours de clôture prononcé par le ministre des Finances (MINFI). Alamine Ousmane Mey mettait ainsi un terme aux travaux de l’édition 2018 de la Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs de son département ministériel. Dès l’entame de son propos, il a félicité le directeur général des Impôts, Modeste Mopa Fatoing, qui a dépassé pour la cinquième année consécutive, les objectifs annuels assignés à cette administration, avec un taux de dépassement de 101% en 2017. Soit 1769,4 milliards de F CFA mobilisés, sur un objectif de 1719 milliards de recettes globales. Il l’a exhorté à poursuivre les efforts de modernisation et de simplification qui sont à la base des performances unanimement saluées. Autre action à entreprendre par la DGI en 2018, renforcer le dialogue avec le secteur privé dans le processus de maturation des réformes envisagées ou en cours. En outre, la transition d’une fiscalité de porte vers une fiscalité interne doit être soutenue par une politique fiscale de développement au service de la création de la richesse et de l’emploi. Dans cet esprit, a poursuivi le MINFI,  nos engagements à l’intérieur et à l’extérieur doivent garantir une mobilisation optimale des recettes fiscales non pétrolières pour soutenir l’action de l’Etat.

En ce qui concerne les douanes camerounaises, le ministre a déclaré qu’elles se sont remarquablement déployées en 2017 dans l’exécution de leurs missions, en relevant avec grande satisfaction les défis économiques, sécuritaires et sociaux. Raison pour laquelle il a félicité le directeur général des douanes, Fongod Edwin Nuvagaet son équipe. Tant la mobilisation dans le cadre de l’opération « halte au commerce illicite » ou HALCOMI, a permis la protection de l’espace économique national, tout en mobilisant les recettes douanières atteignant 91,4% de l’objectif annuel. Au regard des défis nouveaux, il a encouragé les gabelous à la stricte vigilance dans la surveillance des différents points d’entrée sur notre territoire. Ils doivent aussi garantir un climat des affaires propice au commerce international.

Le directeur général du Trésor, de la Coopération financière et monétaire, Sylvester Moh Tangongho, a également été félicité. Lui qui a, avec son équipe l’an dernier, dans un contexte économique difficile, réussi à respecter les engagements en matière de dette extérieure et le règlement régulier d’une masse salariale et des pensions de mille cent milliards de F CFA. Parlant de dette justement, le MINFI a aussi félicité le directeur général de la Caisse autonome d’amortissement, Richard Evina Obam et son équipe, qui ont joué un rôle important dans le cadre du Comité national de la dette publique.

Toutefois, il a relevé la nécessité d’améliorer les délais de paiement. Conformément aux interpellations du chef de l’Etat, le MINFI a demandé que des mesures soient prises, notamment pour la dette intérieure due aux petites et moyennes entreprises (PME). A ce stade, il a interpellé le DG du Trésor qui doit jouer un rôle primordial dans la mise en œuvre des mesures destinées à améliorer le financement des PME. Car le financement renvoie à la notion de crédit et donc de confiance. Pour le MINFI, il revient à son département ministériel cette année, de restaurer et de consolider la confiance à l’intérieur du tissu économique national, parmi les PME, à travers plus de transparence pour que la confiance des banquiers prenne le relais en matière de financement. Cela nécessite une synergie globale avec l’ensemble des opérateurs économiques, a-t-il expliqué.

Le directeur général du budget, Cyrille Edou Alo’o, a également reçu avec son équipe les félicitations du MINFI. Pour le rôle joué dans la réforme des finances publiques dont le cœur bat à la DGB. La préparation du budget de l’exercice 2018 a été une grande réussite. Le MINFI a déclaré que la réforme ayant conduit à l’adoption du budget-programme doit se poursuivre, par la transposition des directives de la CEMAC sur les finances publiques, lesquelles directives visent à corriger et à compléter le dispositif actuel de pilotage par la performance. L’exécution et le contrôle budgétaires ont suivi la dynamique imprimée par le management et doivent être renforcés dans l’optique de la mise en œuvre satisfaisante du programme économique et financier conclu avec le FMI. Seules la discipline budgétaire et la rigueur nous permettront de contenir les contingences futures, estime le MINFI. Il a aussi demandé de procéder à une allocation efficiente des ressources en matière de subventions versées par l’Etat aux entreprises publiques pour préserver l’équilibre budgétaire et stabiliser la gestion des dépenses de l’Etat.

Evoquant les défis qui se profilent à l’horizon, Alamine Ousmane Mey a indiqué la réussite du programme économique et financier triennal en cours. A ce sujet, il a demandé au secrétaire général, d’assurer en liaison avec le Comité technique de suivi logé au MINEPAT, le respect de l’ensemble des engagements pris par le Cameroun dans le cadre de ce programme appuyé par une Facilité élargie de crédit. La même attention doit être accordée à la feuille de route 2018 du ministère. A cet effet, le MINFI a prescrit que le contrôle de gestion continue à jouer son rôle de poumon central dans la collecte et l’analyse des données nécessaires aux différentes évaluations.

A propos de la communication, le MINFI a indiqué qu’elle doit permettre un accès dynamique et plus aisé à l’information, à destination du public interne et extérieur. Pour ce faire, il a prescrit que le site internet du ministère soit plus actif. Faire savoir ce que nous faisons doit être, a ajouté l’orateur, le principal leitmotiv de nos actions de communication. Le programme support est aussi attendu, a déclaré le MINFI, sur la question essentielle du bilinguisme. Il est ainsi attendu au cours des prochaines semaines, la production du livre blanc sur le bilinguisme. Mais, l’enjeu majeur pour tous, a précisé le MINFI, doit être de faire du ministère des Finances le creuset par excellence du bilinguisme par l’utilisation des deux langues officielles. Il est question de lever les obstacles à la pratique quotidienne de ces deux langues de travail.

Avant la présentation des vœux au MINFI et au ministre délégué, Elung Paul Che, la cérémonie de jeudi après-midi a été marquée par la lecture du rapport général des travaux, la remise des décorations aux personnels méritants, la remise de cadeaux aux personnels en fin de carrière, et le message de vœux du secrétaire général, Gilbert Didier Edoa, qui a présenté à cette occasion les réalisations du ministère en 2017.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Accélération de la croissance, financement des PME

Les grandes réflexions d’Alamine Ousmane Mey

A l’ouverture de la Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances, ce 31 janvier 2018 au Palais des Congrès de Yaoundé, le chef du département a livré ses grandes idées en guise de solutions aux problématiques actuelles.


CA clotureCette année encore, l’éloquence du ministre des Finances (MINFI), Alamine Ousmane Mey, a conquis l’auditoire dans des locaux relookés. Car à s’y méprendre, son discours d’ouverture ressemblait à la leçon inaugurale d’une grande rencontre scientifique à portée pratique, du fait de la profondeur des analyses proposées en relation avec les problématiques économiques et financières d’actualité. En effet, en lançant le la, ce 31 janvier 2018 au Palais des Congrès de Yaoundé, les travaux de la Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs de son département ministériel, le ministre a déblayé le terrain des échanges, en dévoilant aux participants venus d’horizons divers ses idées sur les questions que soulève le thème des assises, à savoir : « Consolidation budgétaire et financement des PME pour un programme économique et financier réussi ». Un thème choisi à la lumière du message du chef de l’Etat à la Nation le 31 décembre 2017.

Ainsi, pour parvenir à une croissance forte, durable et inclusive, le MINFI évoque l’accroissement des marges de manœuvre budgétaires et extérieures, tout en préservant les dépenses sociales prioritaires. Il est aussi question de soutenir par des réformes profondes la diversification de l’économie avec le secteur privé comme moteur de la croissance, parallèlement à l’accélération de l’intégration sous-régionale.

S’agissant en particulier des finances publiques soumises aux contraintes du double choc économique et sécuritaire depuis 2014, l’objectif de consolidation budgétaire, a déclaré l’orateur, vise à ramener et à maintenir le déficit budgétaire en dessous de 3% du Produit intérieur brut (PIB). Pour y arriver, il propose d’agir en même temps sur deux leviers : les recettes et les dépenses.

Plus de recettes et des dépenses efficaces

Pour ce qui est de la stratégie visant à optimiser la mobilisation des ressources internes en matière fiscale, elle est basée sur trois piliers : l’élargissement de la base fiscale tout en privilégiant les prélèvements à assiette large et à taux modéré ; le renforcement et la modernisation du recouvrement ; l’amélioration de la gouvernance par un pilotage performant et une transparence exemplaire. Fraudes et évasion fiscales devant être combattues en même temps que le climat des affaires est assaini.

Dans le segment de la dépense publique, le maître-mot des engagements pris par le gouvernement dans le cadre du Programme économique et financier triennal en cours, a affirmé Alamine Ouamane Mey, est celui de la  rationalisation. Explication de l’orateur : il s’agit de dépenser mieux, en réalisant des efforts de qualité et d’efficience dans la dépense publique. Il s’agit aussi, a-t-il ajouté, de veiller dans le cadre de la planification stratégique à établir les priorités nécessaires s’agissant des dépenses en capital financées par des ressources appropriées. L’amélioration de la qualité de la dépense commande, a-t-il ajouté, la poursuite de la réduction du train de vie de l’Etat et la maîtrise des dépenses fiscales en les orientant de manière ciblée vers les activités à fort potentiel de croissance et de développement. A ce stade de son propos, le MINFI s’est félicité du satisfecit exprimé le 20 décembre 2017 par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), qui a jugé concluante la première revue des performances obtenues par le Cameroun au titre de la Facilité élargie de crédit.

Attention soutenue aux PME

Dans la deuxième partie de sa réflexion, le MINFI s’est appesanti sur les petites et moyennes entreprises (PME), qui représentent plus de 90% du tissu économique camerounais. Des unités de production dont les problèmes ont retenu l’attention du président de la République, car elles sont confrontées aux difficultés d’ordre structurel et à celles engendrées par la difficile conjoncture économique actuelle. En fait, deux problèmes concrets sont à résoudre ici : le règlement prioritaire de la dette due aux PME et l’amélioration de leur accès au crédit bancaire.

Sur le premier problème, le patron des finances a déclaré qu’en plus du renforcement des mesures fiscales incitatives pour le financement de la PME, l’Etat veillera à l’apurement rapide et progressif de la dette intérieure. Un audit y relatif est en cours, a-t-il révélé. En outre, le traitement particulier de la situation des crédits de TVA (taxe sur la valeur ajoutée), démarré en 2017 par la création d’un compte-séquestre à la BEAC, va se poursuivre. Sera aussi mise en œuvre, la stratégie nationale de la finance inclusive. Les autres solutions envisagées intègrent l’atténuation du risque sur la PME à travers des services non financiers. Pour son financement, la PME devrait, pense le ministre, disposer par ailleurs d’un large éventail d’instruments de financement à long terme pour couvrir les besoins en investissement. La promotion du capital- investissement et la création d’un compartiment PME à la bourse font partie des solutions à apporter. Toutes choses qui viendraient en soutien aux mécanismes de financement existants. S’agissant des financements alternatifs, la promotion des fonds de garantie, l’utilisation de l’affacturage, le crédit-bail, sont à mettre à profit pour le développement de la PME. Au total, le MINFI pense que mieux financer la PME est un enjeu de compétitivité pour permettre aux PME camerounaises d’innover dans des secteurs comme le numérique, et pouvoir rivaliser avec des concurrents de leur taille dans un monde global de plus en plus compétitif.

Après le discours d’ouverture du ministre en matinée, les travaux se sont poursuivis avec deux tables rondes. Elles ont traité du contenu et de la mise en œuvre du programme économique et financier 2017-2020 pour l’une, et du financement des PME pour l’autre.

Après la pause-déjeuner, les réunions sectorielles vont boucler dans l’après-midi cette première journée de la conférence annuelle.

Le programme prévoit, le jeudi 1er février 2018, en matinée, la restitution des travaux des réunions sectorielles et l’adoption des recommandations. Dans l’après-midi suivra la lecture du rapport général des travaux et le début de lé cérémonie de vœux. Celle-ci sera marquée par la remise des décorations aux personnels méritants, la remise de cadeaux aux personnels en fin de carrière, le message de vœux du secrétaire général du ministère des Finances, le discours de clôture du ministre des Finances et la présentation des vœux au ministre des Finances et au ministre délégué, Elung Paul Che.

Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du Ministère des Finances

 

 

 

Discours d'ouverture de la conférence du Ministre des Finances

 

EXPOSES:

  1. Financer la PME

          Exposant principal : DG/APME

          Participants: DG/PRO-PME, DGTCFM, APECCAM, DGEPIP/MINEPAT, ECAM.

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      2. Programme Economique et Financier 2017-2019: Enjeux et Défis.

         Exposant principal : PDT/CTS

          Participants: DG/PRO-PME, DGTCFM, APECCAM, DGEPIP/MINEPAT, ECAM

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 Conférence en images

 

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Ministère des Finances              

Le financement de la PME au centre des préoccupations

La Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances,  qui s’ouvre le  31 janvier 2018 au Palais des Congrès de Yaoundé,  va également s’appesantir sur la consolidation du budget 2018 en relation avec le programme triennal en cours de mise en œuvre.

 

 

MINFI CA 

 

 

Comment réussir le programme économique et financier en cours en consolidant le budget de l’exercice 2018 et en finançant la PME ? Cette question est au cœur des travaux de la Conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances qui s’ouvre au Palais des Congrès  de Yaoundé le mercredi 31 janvier 2018. La rencontre sera présidée par le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey.  Pendant deux jours, les participants vont approfondir la réflexion sur les voies et moyens d’optimiser la mobilisation des ressources internes en vue d’assurer une mise en œuvre efficace des directives présidentielles relatives au paiement de la dette due aux petites et moyennes entreprises (PME), dans la perspective d’une exécution réussie du programme économique et financier triennal 2017-2019. Programme qui a fait l’objet d’un accord conclu entre le Cameroun et le Fonds monétaire international (FMI)  le 26 juin 2017.

La première journée des travaux de la Conférence va s’articuler autour de deux tables rondes en liaison avec le thème central des assises. Un panel va notamment s’appesantir sur la consolidation budgétaire à l’aune du programme économique et financier, et un autre va questionner les mécanismes d’accompagnement de la PME par l’Etat. Les réunions sectorielles qui suivront vont permettre  aux différentes structures de décliner la feuille de route du ministère des Finances en termes de programmes de travail annuels pour l’exercice 2018.

Quant à la seconde journée, elle donnera lieu à la restitution des travaux de la Conférence et à la présentation des vœux de nouvel an au ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey et au ministre délégué, Elung Paul Che.

Résultats satisfaisants

Il faut rappeler que l’accord triennal en faveur du Cameroun, d’un montant de plus de 415 milliards de F CFA, vise à accompagner les efforts déployés par le pays pour rétablir la viabilité extérieure et budgétaire et jeter les bases d’une croissance durable, inclusive et tirée par le secteur privé. Le 20 janvier 2017, le Conseil d’administration du FMI a achevé la première revue de l’accord conclu avec la Cameroun au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de cette revue a ouvert la voie au décaissement de 117,2 millions de dollars US (environ 65 milliards de F CFA), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à environ 292,9 millions de dollars US (soit 162 milliards de F CFA).

 A l’issue des délibérations du Conseil d’administration du FMI le 20 janvier dernier, M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, a déclaré que les résultats enregistrés par le Cameroun dans le cadre de l’accord appuyé par la FEC ont été globalement satisfaisants. Il a ajouté que les autorités maintiennent leur engagement résolu en faveur du rééquilibrage budgétaire et le budget 2018 est conforme aux objectifs du programme. Cependant, relève le directeur général adjoint du FMI, il pourrait s’avérer difficile de réaliser les objectifs de déficit dans un contexte de recettes inférieures aux prévisions et de tension en matière de dépenses en 2018 et 2019.

 

JID 2018 : LE CAMEROUN MET TOUS LES ATOUTS DE SON COTE.

L’OMD a dédié l’année 2018 au renforcement de la sécurité de l’environnement commercial, sous le slogan "Un environnement commercial sûr au service du développement économique".

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JID 2018 1C’est ce slogan qui a constitué le fil conducteur des manifestations de la Journée Internationale de la Douane, dont la célébration a culminé le 26 janvier 2018 à la base aérienne 101 de Yaoundé par la grande solennité présidée par le Ministre des Finances, Alamine Ousmane MEY, qu’entouraient plusieurs autorités administratives, militaires et diplomatiques. Au-delà du discours de bienvenue du Directeur Général des Douanes qui a planté le décor, parlant des défis et des objectifs des gabelles et gabelous pour une douane prospère et efficace, le Ministre des Finances a appelé toute la DGD à se mettre en ordre de bataille pour une meilleure sécurisation du tissu économique et un véritable développement économique. Ce diptyque, sécurisation et développement est d’autant plus important que le MINFI a relevé les énormes dégâts que subit notre économie suite à l’importation des marchandises illégales et de produits illicites passées en contrebande. Pour le Ministre Alamine Ousmane MEY, les conséquences sont dévastatrices au plan financier, à l’égard des entreprises locales, handicapantes pour la croissance ainsi recherchée, et asphyxiantes pour le climat des affaires. D’où l’emphase du MINFI sur la mission de la douane camerounaise en matière de sécurisation du commerce. Laquelle mission consiste en l’amélioration du contrôle de flux des marchandises et la créationd’une chaine logistique prospère. Pour y parvenir selon eux, la douane devrait pouvoir créer :

Un environnement propice, stable où la lutte contre la corruption est permanente, où les procédures sont harmonisées, l’éthique renforcée.

Un environnement sûr où les entreprises se sentent à l’aise avec une logistique sécurisée, leur permettant de prospérer. La criminalité transfrontalière et le financement du terrorisme sous le couvert des activités commerciales devront être maîtrisés.

Un environnement juste etdurable à travers la lutte contre les fraudes, vecteur de déstabilisation de l’économie nationale.

JID 2018 2Poursuivant son propos, le MINFI a une fois de plus rappelé les objectifs de la douane camerounaise pour 2018. Il s’agira pour elle de collecter 800 milliards FCFA dans un contexte difficile. A cet effet, elle aura pour boussole les mesures nouvelles douanières contenues dans la circulaire sur l’exécution du budget, exercice 2018, tout en rappelant aux gabelles et gabelous la nécessité de rester concentrer sur   les résultats qui, in fine seront le meilleur avocat au moment de l’évaluation des performances.

La cérémonie s’est poursuivie par la remise des distinctions honorifiques aux responsables de la douane, avec en premier le DGD, Edwin FONGOD NUVAGA,élevé à la dignité d’Officier de l’Ordre National de la Valeur. Plusieurs agents ont reçu les prix d’excellence de l’OMD, tout comme la première cuvée de l’Ecole Inter-état des Douanes d’Afrique Centrale basée à Bangui a reçu ses diplômes. La fin de la JID 2018 a été marquée par la remise des épaulettes, suivie d’un défilé suffisamment synchronisé.

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