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4234,7 milliards en 2016

L’Etat du Cameroun va devoir fonctionner en 2016 avec un budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 4 234,7 milliards de FCFA. C’est l’essentiel du message du Ministre des Finances Alamine OUSMANE MEY lors de son passage devant les commissions des finances et du Budget de l’Assemblée Nationale et du Senat.

Alamine OUSMANE MEY qu’entouraient ses principaux collaborateurs dont le Ministre Délégué Paul ELUNG CHE et le Secrétaire Général Urbain Noël EBANG MVE, est allé présenter devant ces augustes institutions le projet de loi de finances de l’Etat du Cameroun pour l’exercice 2016. Au cours de cet exercice, le Ministre des finances s’est préalablement fait le devoir de dresser un aperçu de l’exécution du budget 2015.

Sur ce point, il ressort que le budget 2015 s’exécute dans un contexte marqué par une consolidation de la croissance économique malgré un contexte international essentiellement volatile, la chute des cours mondiaux du pétrole, le début de la mise en œuvre du plan d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance et la poursuite de la lutte contre la secte Boko Haram.

Le Ministre des Finances s’est félicité du fait que malgré cette grisaille, les recettes budgétaires au terme des sept premiers mois affichent une performance remarquable.  Ainsi, les recettes internes se chiffrent à 1846 milliards, en hausse de 12% par rapport à la même période en 2014. Elles se composent de 318 milliards de recettes pétrolières et 1527 milliards de recettes non pétrolières. Selon les estimations, au terme de l’exercice 2015, les ressources budgétaires hors émissions des titres publics se situeraient à 3353 milliards de FCFA dont 502 milliards de recettes douanières, 140 milliards de recettes non fiscales, 150 milliards de recettes exceptionnelles et 1323 milliards d’emprunts et dons.

Abordant l’aspect relatif à la présentation du projet de budget 2016, Alamine OUSMANE MEY a indiqué que celui-ci a été élaboré sur la base des perspectives macroéconomiques tout aussi pessimistes. En l’occurrence, un environnement international peu propice ; la persistance des poches d’insécurité et un taux de croissance économique projeté à 6¨% en 2016.

Toutefois, la préparation du budget 2016 s’est faite sur la base des prescriptions présidentielles allant dans le sens de la consolidation des perspectives macroéconomiques sus-évoquées. L’objet principal selon le Ministre des Finances, restant centré autour de la mobilisation optimale des recettes non-pétrolières afin de soutenir la relance économique.

Dans l’optique de traduire ces projections budgétaires en réalisations concrètes, le Ministre des Finances a annoncé quelques dispositions nouvelles aux plans douanier et fiscal. En ce qui concerne la douane, les mesures nouvelles sont relatives au retour à une taxation normale de certains produits défiscalisés à la faveur de l’ordonnance de 2008 prise par le Chef d’Etat pour la lutte contre la vie chère, le contexte ayant présidé à leur mise en place ayant évolué.

Au plan fiscal, les mesures nouvelles concernent l’amélioration de l’environnement fiscale des affaires et la promotion sociale, la simplification des procédures fiscales et la rationalisation des taux d’imposition ; le renforcement des garanties et droits du contribuable, l’élargissement de l’assiette fiscale, la lutte contre la fraude et la sécurisation des recettes de l’Etat.

Les acteurs de la chaîne de la dépense publique renforcent leurs capacités

C’est à l’occasion d’un séminaire de formation organisé par le Ministère des Finances ce jeudi 08 octobre 2015 à l’Hôtel la Falaise de Yaoundé.

Présidé par le Directeur Général du Budget Antoine Félix SAMBA, représentant personnel du Ministre des Finances, sous le thème : « Acteurs de la chaine de dépense publique et dispositif PROBMIS », les responsables des ressources financières, les contrôleurs financiers et autres acteurs de la chaine de la dépense publique dans les ministères, devront à terme être en capacité de comprendre la philosophie qui entoure l’exécution du budget programme, de connaître les acteurs qui interviennent dans l’exécution et le contrôle de l’exécution du budget, d’appréhender les rôles de chacun des acteurs de la chaine d’exécution du budget, de se familiariser avec les différentes procédures d’exécution du budget. Maîtriser l’implémentation du budget dans le dispositif PROBMIS.

L’objectif in fine étant de mieux conduire le processus d’exécution du budget et d’avoir les meilleurs instruments nécessaires à une bonne élaboration des projets de performance dans l’avenir.

Pour le président de céans, il s’agit d’un véritable défi en matière de nouvelle gouvernance financière en raison du passage d’une budgétisation par programme adossée sur des résultats concrets.

Si les objectifs des programmes gouvernementaux n’ont pas encore atteint l’optimum souhaité, il est plus que nécessaire aujourd’hui d’être des modèles en matière d’exécution de la dépense publique, de devenir des maillons décisifs de l’atteinte des objectifs stratégiques assignés au gouvernement par le Président de la République SEM Paul Biya, pour l’émergence du Cameroun d’ici à 2035.

Le Minfi accueille son nouveau Ministre délégué

ELUNG Paul CHE a été installé à ses fonctions le mardi 06 octobre 2015 par le Ministre des Finances ALAMINE OUSMAN MEY.

La salle des actes du Ministère des Finances s’est avérée étroite pour accueillir les parents, amis et anciens collègues du nouveau Ministre délégué ELUNG Paul CHE, Inspecteur Principal des Régies Financières nommé Ministre délégué auprès du Ministre des Finances par décret présidentiel du 02 octobre 2015 vient remplacer à ce poste TITTI Pierre à qui le Minfi a rendu un vibrant hommage pour les bons et loyaux services rendus à la Nation durant « son séjours emblématique » au Ministère des Finances. Pierre TITTI qui d’après le Ministre des Finances est « Un Modèle de Carrière réussie, un modèle de compétence, un modèle de collaboration ».

Au nouveau Ministre Délégué, le Ministre des Finances a déroulé la feuille de route avec en exergue la poursuite de la réforme des finances publiques autour du budget programme et la réforme de la comptabilité publique. Plus spécifiquement le Minfi engage son collègue à la continuation de la modernisation de la gestion des administrations fiscales, douanières et du trésor afin de doter le Cameroun des moyens nécessaires à son émergence. Un autre chantier majeur, celui de la gestion moderne et efficace de la dette publique, afin de la rendre viable et soutenable.

ELUNG Paul CHE est sur un terrain bien connu. Inspecteur Principal des Régies Financières, il a été plusieurs fois Trésorier Payeur Général, Directeur du Trésor et Directeur Général du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire. Avant le décret du 02 octobre 2015 il était Directeur Général de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH). Né le 10 octobre 1968, ELUNG Paul CHE est natif de Tombel dans la Région du Sud Ouest.

La mission FMI -Banque Mondiale-BAD chez le Ministre des Finances

Programme de reunions

Une mission conjointe FMI-Banque Mondiale-BAD est au Cameroun depuis le 09 septembre 2015. Le chef de mission Mario De Zamaroczy et son équipe ont rendu une visite de courtoisie ce lundi 14 septembre 2015 au Ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey qu’accompagnaient le Ministre Délégué Pierre Titti et plusieurs autres de ses proches collaborateurs.

Intervenant dans le cadre des consultations au titre de l’article 4 des statuts du Fonds Monétaire International, cette mission s’intéressera pour l’essentiel aux performances récentes économiques du Cameroun ainsi qu’aux perspectives à court et à moyen terme.

Les discussions entre les plénipotentiaires de la mission et du gouvernement porteront ainsi entre autres sur le financement du budget et la situation de la dette ; la situation des grands projets d’investissement et leur financement et le plan d’urgence. Mario De Zamaroczy et son équipe s’intéresseront également aux nouvelles mesures économiques prises par le gouvernement depuis 2013 et leur impact sur la croissance, les finances publiques et la balance des paiements.

Des échanges préliminaires entre les deux parties, il ressort un premier point de satisfaction. Selon le chef de mission, les risques sont réels du fait du cours du baril de pétrole tombé à 48 dollars US, le Cameroun a fait preuve de résilience du fait de son économie diversifiée, son activité économique restée vigoureuse malgré les chocs internes marqués par les turbulences d’ordre sécuritaire et une inflation modérée restée en deçà du seuil de 3%.

Autre point de satisfaction relevé, le développement des grands chantiers qui sont perceptibles et les chiffres communiqués par l’Institut National de la Statistique revus à la hausse au regard des signaux verts venant de la production du ciment et de l’énergie.

Toutefois la prudence reste de mise, ont reconnu le Minfi et les membres de la mission, tant il est nécessaire de rechercher des financements pour assurer la croissance économique, mais il serait plus avisé d’éviter le surendettement dans la mesure où le plan d’investissement du Cameroun est suffisamment ambitieux.

Le Ministre des Finances, conscient du défi à venir pour l’atteinte de l’émergence a indiqué que toutes les dispositions seraient prises pour parvenir à une croissance inclusive. Relativement aux défis sécuritaires, le Cameroun compte fortement sur la mobilisation de la force multinationale pour éradiquer toutes les turbulences.

Une bonne nouvelle annoncée par le Minfi lors des échanges c’est l’accélération de la mise en place des administrations dédiées à Kribi à l’effet de rendre opérationnel le port en eaux profondes et décongestionner le port de douala, d’une part et mise en eau partielle du barrage de Lom Pangar dès le 15 septembre 2015, question de régler les problèmes d’étiage et soutenir la production de l’énergie pour les industries.

Quatre-vingt milliards au profit de la décentralisation

C’est un véritable bol d’air qu’ont reçu les villes de Bertoua, Bafoussam et Garoua ce lundi 07 septembre 2015. Une enveloppe de quatre-vingt milliards de FCFA a été mise à la disposition des magistrats municipaux desdites villes au terme de la signature d’un acte de rétrocession par le Ministre des Finances Alamine Ousmane MEY. Dieudonné SAMBA, El Hadj Amadou BOUBA et Emmanuel NZETE, respectivement Délégués du Gouvernement auprès des Communautés Urbaines de Bertoua, Garoua et Bafoussam bénéficient ainsi des fruits de la coopération entre la France et le Cameroun.

C’est en effet le 03 juillet 2015 qu’une convention de financement a été signée à Yaoundé entre le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire et la Directrice Générale de l’Agence Française de Développement (AFD), en présence des Présidents camerounais et français. C’est cette convention qui a donné lieu à la traduction dans les faits par les actes de rétrocession sus-évoqués qui portent notamment sur une rétrocession par l’Etat du Cameroun d’un peu plus de quarante milliards de FCFA d’un prêt souverain de l’AFD au profit des villes de Bertoua, Bafoussam et Garoua. Cette enveloppe est complétée par un financement C2D « capitales régionales » qui se chiffre également à quarante milliards, d’où le total de quatre-vingt milliards.

Les fonds ainsi mis à la disposition desdites collectivités territoriales décentralisées serviront principalement au développement de celles-ci. Présent au cours de cette cérémonie, le Directeur de l’AFD Hervé Conan a expliqué que « les quatre-vingt milliards de FCFA sont répartis à peu près de manière équitable entre les trois communautés urbaines ». Plus de 70% de ces financements concernent la réhabilitation des voiries urbaines principales des capitales régionales bénéficiaires.

Pour les Délégués du Gouvernement des villes concernées qui ont tous pris part à la cérémonie, cet argent est également destiné à la construction des services marchands, notamment les marchés et autres restaurants, « de manière à ce que les municipalités puissent générer de nouvelles recettes pour financer l’entretien routier et les autres équipements qui seront mis en place », ont-ils indiqué presqu’en chœur. Il est également questiond’aménagement d’espaces verts et autres lieux de plaisance, question d’améliorer le cadre de vie des populations vivant dans ces villes.

Le Ministre des Finances, hôte de l’événement s’est réjoui dans son propos que cet appui aux villes de Bertoua, Bafoussam, et Garoua soit un pas supplémentaire franchi par le gouvernement dans la voie de la promotion de la décentralisation et pour le Cameroun dans sa course vers l’émergence en 2035.

La cérémonie de rétrocession s’est déroulée en présence des Ministres de l’Economie Emmanuel NGANOU DJOUMESSI de l’Habitat et du Développement Urbain Jean Claude MBOUENCHOU et du Directeur Général de la Caisse Autonome d’Amortissement Dieudonné EVOU MEKOU. Les Délégués du Gouvernement à travers leur porte-parole El Hadj AMADOU BOUBA de Garoua ont promis de faire bon usage de ces fonds dont les premiers projets à réaliser seront lancés dès janvier 2016.

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