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La directrice générale du FMI a quitté le Cameroun le dimanche 10 janvier 2016,  au terme d’une visite de 72 heures très fructueuse.
Du jeudi 7 au samedi 9 janvier 2016, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a eu des entretiens de haut niveau avec les autorités camerounaises, celles de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Dressant le vendredi 8 janvier 2016 le bilan de ces entretiens, Christine Lagarde, face à la presse à l’hôtel Hilton de Yaoundé, a déclaré que ses entretiens avec le président Paul Biya et les autorités camerounaises sur les priorités nationales ont été constructifs et enrichissants. « J’ai saisi l’occasion de ces rencontres pour féliciter les autorités de la résilience dont fait preuve l’économie camerounaise dans une conjoncture délicate », a-t-elle déclaré, avant de se féliciter du fait que «  le pays prend les mesures nécessaires pour assurer la stabilité macroéconomique et promouvoir une croissance forte et durable ».
Cependant, a-t-elle souligné, l’impact du double choc de la baisse persistance des cours du pétrole et de l’insécurité dans l’Extrême-Nord continue de peser sur les perspectives. Face à une conjoncture économique plus difficile, et à la faiblesse de l’économie mondiale, il est nécessaire, conseille-t-elle, de hiérarchiser les choix en matière de dépenses publiques. Le FMI apporte déjà un appui constant et substantiel d’assistance technique à la Commission de la CEMAC, à la BEAC et à la COBAC et se tient prêt à continuer ce soutien au renforcement de l’intégration régionale dans la CEMAC, a promis Mme Lagarde. Elle a par ailleurs déclaré avoir eu le plaisir de rencontrer les ministres des Finances  de la CEMAC. « Je les ai encouragés à intensifier leur collaboration pour renforcer l’intégration régionale et partant, accroître la compétitivité et doper la croissance dans la région », a ajouté la directrice générale du FMI. Avec le gouverneur de la BEAC et le président de la Commission de la COBAC et leurs équipes, la patronne du FMI a discuté de la politique monétaire de la communauté et de l’intégration régionale ainsi que de la coordination au sein de la CEMAC.Après Yaoundé, elle a mis le cap samedi sur Douala où elle a déjeuné avec les femmes leaders, échangé avec le secteur privé et visité une œuvre de charité. Christine Lagarde a quitté le Cameroun le dimanche 10 janvier 2016 à 1h10 mn.

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Le sujet était au centre de la table ronde vendredi dernier à Yaoundé entre Christine Lagarde et les ministres de l’Economie et des Finances de la CEMAC.
La problématique dufinancement des infrastructures dans un contexte de forte baisse des cours du pétrole et des recettes budgétaires était au cœur de la table ronde qui a rassemblé le vendredi 8 janvier 2016 à Yaoundé, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et les ministres de l’Economie et des Finances de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Pour la patronne du FMI, la réalisation continue de grands programmes d’infrastructures a mis en évidence des tensions budgétaires. Car selon les estimations, le déficit budgétaire combiné de la CEMAC se serait creusé à 6,5% du PIB en 2015, et seule une modeste amélioration est prévue en 2016. Face à cette nouvelle réalité, il faut, d’après elle, tracer un nouveau chemin pour la prospérité. Christine Lagarde soutient dans cette perspective que les politiques nécessaires pour assurer une croissance forte et inclusive au sein de la CEMAC doivent être structurées autour de trois priorités : dépenser mieux, percevoir davantage et mobiliser la région dans son propre intérêt.                                                                                    

Concrètement, il faut procéder à la sélectivité dans le développement des infrastructures, en se basant sur leur bien-fondé économique et leur rentabilité. En outre, en empruntant, il faudrait faire appel aux sources de financement concessionnelles pour préserver la viabilité de la dette à moyen terme. 

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Sur la deuxième priorité - percevoir davantage -, Christine Lagarde propose, pour atténuer les tensions budgétaires, de mieux mobiliser les ressources intérieures, en allant au-delà du niveau indicatif régional de 17% du PIB. On peut y arriver souligne – t – elle "en réduisant l’utilisation généralisée des exonérations fiscales et douanières discrétionnaires dans la région. Et en améliorant la coordination et la coopération intergouvernementales en matière de politique fiscale".                                                                                                                                           

Troisième priorité, mobiliser la région dans son propre intérêt, car le commerce intracommunautaire représente seulement 3% des échanges commerciaux de la CEMAC. Il faut donc agir sur deux fronts : le climat des affaires à améliorer, et l’intégration régionale à renforcer. Après ces propos de la directrice générale du FMI, les autorités de la CEMAC ont réagi à travers le ministre du Plan et de l’Intégration du Congo, Léon Raphaël Mokoko, leur porte-parole. De son intervention, on retiendra que pour relever les défis auxquels ils sont confrontés, les pays de la CEMAC mettent l’accent sur la diversification des sources de croissance hors pétrole. Il est question de développer les secteurs agricole, de l’élevage et des services, rattraper les insuffisances dans les infrastructures, élargir l’assiette fiscale à travers une fiscalisation optimale du secteur informel et la rationalisation des régimes fiscaux incitatifs, améliorer le cadre de gestion des finances publiques, améliorer le climat des affaires,  sécuriser les recettes fiscales, mettre en place des codes des  investissements attractifs, etc.                                                                                                                                      

Dans son propos introductif à la table ronde, le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey, a indiqué que dans un contexte de ralentissement de la croissance, au moment crucial où nos pays ont engagé de véritables plans de développement basés sur la réalisation des infrastructures et la conduite des réformes structurelles, se pose l’épineuse question du financement. Occasion pour lui de soulever plusieurs questions tout en esquissant des réponses :  les ressources propres sont-elles à même d’assurer la couverture de ces dépenses d’investissements ? Assurément non. L’accès aux ressources concessionnelles est-il suffisant ? Point du tout. Le recours aux marchés des capitaux est-il la solution ? Les conditions ont bien changé. Le financement monétaire est-il la solution alternative ? A court terme, dans une certaine mesure. Toutes ces questions nous renvoient à notre modèle économique et financier, a poursuivi Alamine Ousmane Mey. Quel endettement permettrait dès lors de poursuivre la marche vers l’émergence en veillant à la viabilité et à la soutenabilité de la dette ? Quel cadre de surveillance prendrait en compte de manière judicieuse les risques nouveaux ? Quelle place occuperait le secteur privé dans le cadre des partenariats-public-privé ? S’est encore interrogé le ministre des Finances avant de passer la parole à la patronne du FMI.

Budget 2016

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Circulaire d'execution du budget

 

Les premiers jalons de l’exécution

Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey a signé ce jeudi 31 décembre 2015 la circulaire portant instructions relatives à l’exécution des lois des finances, au suivi et au contrôle de l’exécution du budget de l’Etat, des Etablissements publics administratifs, des collectivités territoriales décentralisées et des autres organismes subventionnés pour l’exercice 2016.

C’est un document de 13 chapitres qui encadre l’exécution du budget 2016 dans toute sa globalité, sous réserve de spécificités propres aux administrations, instruit les gestionnaires de crédits des établissements publics administratifs, des collectivités territoriales décentralisées ainsi que des organismes subventionnés sur le mode d’emploi des recettes et des dépenses, de l’exécution des marchés publics ainsi que des subventions. Dans le détail, le budget 2016 sera exécuté au Cameroun dans un environnement particulièrement contraignant où la mobilisation des ressources financières doit être optimale, et le resserrement des dépenses budgétaires un impératif. Ceci se traduira par la réduction du train de vie de l’Etat, la baisse des cours du pétrole, la recherche d’une plus grande efficacité socioéconomique et le renforcement de la discipline budgétaire. La mise en œuvre du plan d’urgence triennal, la poursuite des grands projets structurants avec pour objectif la diversification de l’économie, ainsi que la matérialisation de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations féminine de novembre 2016, constituent les grands axes de cette année budgétaire orientée vers une accélération de la croissance que l’on veut forte, inclusive, durable et génératrice d’emplois.

Le nouveau directeur général en poste

En installant le 29 décembre 2015 Fongod Edwin Nuvaga dans ses nouvelles fonctions, le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, a déclaré qu’il ne sera pas attendu de lui moins que ce que son prédécesseur a réalisé.

Les défis à relever par le nouveau directeur général des Douanes sont nombreux. En installant Fongod Edwin Nuvaga le mardi 29 décembre 2015 dans ses fonctions, au cours d’une cérémonie très courue au palais des Congrès de Yaoundé, le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey lui a clairement indiqué la feuille de route à mettre en œuvre : s’adapter aux défis liés à l’entrée en vigueur de l’Accord de partenariat économique conclu entre le Cameroun et l’Union européenne ; poursuivre la modernisation du système d’information douanière et entrevoir l’extension dans certaines régions de l’Application Sydonia ++ ; consolider la démarche partenariale qui a produit d’excellents résultats, en l’occurrence le Forum douanes-entreprises dont les recommandations doivent être constamment suivies d’effets ; signer de nouveaux contrats d’opérateurs agréés ; continuer avec les contrats de performance qui ont été de véritables outils de pilotage du rendement ; renforcer le disposition de gestion du risque afin d’améliorer l’efficacité des contrôles douaniers ; poursuivre la lutte contre la contrebande, la contrefaçon et les trafics illicites ; poursuivre, avec les autres acteurs de la place portuaire, les efforts en vue de la réduction des délais de passage des marchandises au Port de Douala ; gérer avec soin le transit des marchandises ; rationaliser les régimes et procédures dérogatoires afin de renforcer l’application par les services de la douane du principe de l’égalité de tous les citoyens devant la charge publique ; utiliser rationnellement les personnels de la douane dont le redéploiement est l’une des attentes fortes à laquelle un intérêt de premier plan doit être accordé. En liaison avec le Comité de pilotage du Complexe industrialo-portuaire de Kribi, concrétiser dans les meilleurs délais l’installation des services de la douane au port en eau profonde de Kribi, sans oublier de prévoir les personnels qui devront opérer dans cette nouvelle place forte de commerce sous-régional ; redoubler de vigilance à nos différentes frontières face aux importants défis sécuritaires.

On sait enfin qu’en ce qui concerne la collecte des recettes, il est attendu en 2016 de l’administration des douanes une contribution de 750 milliards de FCFA pour la réalisation des objectifs budgétaires de l’Etat. A ce propos, le MINFI, compte tenu du parcours du promu, a déclaré qu’il est capable de relever les défis qui se présentent à lui.

La cérémonie de prise d’armes de Fongod Edwin Nuvaga s’est déroulée en présence de nombreux membres du gouvernement, dont le ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li likeng, le directeur général des douanes sortant, entré au gouvernement le 2 octobre 2015. Selon Alamine Ousmane Mey, sa promotion, on l’imagine aisément, est le fruit de son travail acharné et des résultats éloquents qu’elle a obtenus à la tête de la direction générale des douanes.

Le nouveau secrétaire général installé

Gilbert Didier Edoa a pris ses fonctions, le lundi 28 décembre 2015 à Yaoundé. Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, lui a prescrit, entre autres, d’améliorer la qualité de la dépense publique.

 

C’est en déclarant, dans la langue de Shakespeare, « Congratulations and Welcome Back Home » que le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, a accueilli son nouveau collaborateur le 28 décembre 2015, dans la salle des Actes du ministère des Finances où s’est déroulée la cérémonie d’installation du secrétaire général nommé par décret présidentiel le 22 décembre 2015. Car en effet, Gilbert Didier Edoa revient dans une maison où il a pris ses marques, pour y avoir été, il y a 18 ans, chef de service de la Prévision des recettes, puis, de 2008 à 2012, directeur général du Budget, avant d’aller officier, jusqu’à sa récente nomination, comme secrétaire général du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Ces retrouvailles, d’après Alamine Ousmane Mey, marquent une ère nouvelle au Secrétariat général de ce ministère. L’acte présidentiel, a-t-il ajouté,  intervient à l’aube d’un nouvel exercice dont les défis ne sont pas les moindres. Le prochain triennat du budget programme 2016-2018 devant participer à rapprocher le Cameroun de son émergence en 2035. Cet objectif ambitieux, a poursuivi le ministre, « nous voulons l’atteindre à partir d’une croissance forte, durable et inclusive. La place de notre département et partant, le rôle que vous aurez à jouer sont essentiels ». D’où les recommandations d’Alamine Ousmane Mey au nouveau secrétaire général : veiller à la cohérence de l’action ministérielle en assurant la coordination administrative entre les services centraux, déconcentrés et extérieurs ; conduire les réflexions stratégiques relatives à l’organisation, à l’administration, et proposer les évolutions nécessaires en liaison avec les directions générales ; veiller à ce que les objectifs de performance des programmes constituent la boussole principale de l’activité au sein du ministère des Finances ; consolider les performances enregistrées dans la mise en œuvre du système de gestion axée sur les résultats, conformément à la loi n°2007/006 du 26 décembre 2007 portant régime financier de l’Etat ; faire en sorte que la dépense publique se fasse ressentir dans l’amélioration de la qualité de la vie des populations ; accompagner les administrations d’assiette afin de relever le défi  de l’élargissement de l’assiette et des performances par l’optimisation de la mobilisation des recettes non pétrolières ; mettre à contribution l’attelage Douanes-Impôts pour des résultats meilleurs ; accélérer, s’agissant du Trésor public, les réformes comptables pour garantir le basculement adéquat vers la comptabilisation en droits constatés et assurer le strict respect des délais de paiement de la dépense publique ; travailler au redéploiement du personnel ; profiter du numérique pour accroître la productivité au ministère des Finances. Pour conclure, Alamine Ousmane Mey a souligné avec force que « la discipline, l’ardeur au travail, la rigueur, l’abnégation, l’amour du travail bien fait, l’esprit d’équipe, l’humilité, le culte de l’effort, la culture qualité, doivent nous accompagner sans cesse pour servir avec honneur et dignité notre pays ». Il a enfin assuré Gilbert Didier Edoa qu’il peut compter sur sa constante collaboration ainsi que celle du ministre délégué afin  de faciliter l’exercice de sa fonction. Le nouveau SG du MINFI remplace à ce poste Urbain Noël Ebang Mve, nommé quant à lui secrétaire général du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières.

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