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Le Minfi accueille son nouveau Ministre délégué

ELUNG Paul CHE a été installé à ses fonctions le mardi 06 octobre 2015 par le Ministre des Finances ALAMINE OUSMAN MEY.

La salle des actes du Ministère des Finances s’est avĂ©rĂ©e Ă©troite pour accueillir les parents, amis et anciens collègues du nouveau Ministre dĂ©lĂ©guĂ© ELUNG Paul CHE, Inspecteur Principal des RĂ©gies Financières nommĂ© Ministre dĂ©lĂ©guĂ© auprès du Ministre des Finances par dĂ©cret prĂ©sidentiel du 02 octobre 2015 vient remplacer Ă  ce poste TITTI Pierre Ă  qui le Minfi a rendu un vibrant hommage pour les bons et loyaux services rendus Ă  la Nation durant « son sĂ©jours emblĂ©matique Â» au Ministère des Finances. Pierre TITTI qui d’après le Ministre des Finances est « Un Modèle de Carrière rĂ©ussie, un modèle de compĂ©tence, un modèle de collaboration Â».

Au nouveau Ministre Délégué, le Ministre des Finances a déroulé la feuille de route avec en exergue la poursuite de la réforme des finances publiques autour du budget programme et la réforme de la comptabilité publique. Plus spécifiquement le Minfi engage son collègue à la continuation de la modernisation de la gestion des administrations fiscales, douanières et du trésor afin de doter le Cameroun des moyens nécessaires à son émergence. Un autre chantier majeur, celui de la gestion moderne et efficace de la dette publique, afin de la rendre viable et soutenable.

ELUNG Paul CHE est sur un terrain bien connu. Inspecteur Principal des Régies Financières, il a été plusieurs fois Trésorier Payeur Général, Directeur du Trésor et Directeur Général du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire. Avant le décret du 02 octobre 2015 il était Directeur Général de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH). Né le 10 octobre 1968, ELUNG Paul CHE est natif de Tombel dans la Région du Sud Ouest.

La mission FMI -Banque Mondiale-BAD chez le Ministre des Finances

Programme de reunions

Une mission conjointe FMI-Banque Mondiale-BAD est au Cameroun depuis le 09 septembre 2015. Le chef de mission Mario De Zamaroczy et son équipe ont rendu une visite de courtoisie ce lundi 14 septembre 2015 au Ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey qu’accompagnaient le Ministre Délégué Pierre Titti et plusieurs autres de ses proches collaborateurs.

Intervenant dans le cadre des consultations au titre de l’article 4 des statuts du Fonds Monétaire International, cette mission s’intéressera pour l’essentiel aux performances récentes économiques du Cameroun ainsi qu’aux perspectives à court et à moyen terme.

Les discussions entre les plĂ©nipotentiaires de la mission et du gouvernement porteront ainsi entre autres sur le financement du budget et la situation de la dette ; la situation des grands projets d’investissement et leur financement et le plan d’urgence. Mario De Zamaroczy et son Ă©quipe s’intĂ©resseront Ă©galement aux nouvelles mesures Ă©conomiques prises par le gouvernement depuis 2013 et leur impact sur la croissance, les finances publiques et la balance des paiements.

Des échanges préliminaires entre les deux parties, il ressort un premier point de satisfaction. Selon le chef de mission, les risques sont réels du fait du cours du baril de pétrole tombé à 48 dollars US, le Cameroun a fait preuve de résilience du fait de son économie diversifiée, son activité économique restée vigoureuse malgré les chocs internes marqués par les turbulences d’ordre sécuritaire et une inflation modérée restée en deçà du seuil de 3%.

Autre point de satisfaction relevé, le développement des grands chantiers qui sont perceptibles et les chiffres communiqués par l’Institut National de la Statistique revus à la hausse au regard des signaux verts venant de la production du ciment et de l’énergie.

Toutefois la prudence reste de mise, ont reconnu le Minfi et les membres de la mission, tant il est nécessaire de rechercher des financements pour assurer la croissance économique, mais il serait plus avisé d’éviter le surendettement dans la mesure où le plan d’investissement du Cameroun est suffisamment ambitieux.

Le Ministre des Finances, conscient du défi à venir pour l’atteinte de l’émergence a indiqué que toutes les dispositions seraient prises pour parvenir à une croissance inclusive. Relativement aux défis sécuritaires, le Cameroun compte fortement sur la mobilisation de la force multinationale pour éradiquer toutes les turbulences.

Une bonne nouvelle annoncée par le Minfi lors des échanges c’est l’accélération de la mise en place des administrations dédiées à Kribi à l’effet de rendre opérationnel le port en eaux profondes et décongestionner le port de douala, d’une part et mise en eau partielle du barrage de Lom Pangar dès le 15 septembre 2015, question de régler les problèmes d’étiage et soutenir la production de l’énergie pour les industries.

Quatre-vingt milliards au profit de la décentralisation

C’est un véritable bol d’air qu’ont reçu les villes de Bertoua, Bafoussam et Garoua ce lundi 07 septembre 2015. Une enveloppe de quatre-vingt milliards de FCFA a été mise à la disposition des magistrats municipaux desdites villes au terme de la signature d’un acte de rétrocession par le Ministre des Finances Alamine Ousmane MEY. Dieudonné SAMBA, El Hadj Amadou BOUBA et Emmanuel NZETE, respectivement Délégués du Gouvernement auprès des Communautés Urbaines de Bertoua, Garoua et Bafoussam bénéficient ainsi des fruits de la coopération entre la France et le Cameroun.

C’est en effet le 03 juillet 2015 qu’une convention de financement a Ă©tĂ© signĂ©e Ă  YaoundĂ© entre le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’AmĂ©nagement du Territoire et la Directrice GĂ©nĂ©rale de l’Agence Française de DĂ©veloppement (AFD), en prĂ©sence des PrĂ©sidents camerounais et français. C’est cette convention qui a donnĂ© lieu Ă  la traduction dans les faits par les actes de rĂ©trocession sus-Ă©voquĂ©s qui portent notamment sur une rĂ©trocession par l’Etat du Cameroun d’un peu plus de quarante milliards de FCFA d’un prĂŞt souverain de l’AFD au profit des villes de Bertoua, Bafoussam et Garoua. Cette enveloppe est complĂ©tĂ©e par un financement C2D « capitales rĂ©gionales Â» qui se chiffre Ă©galement Ă  quarante milliards, d’oĂą le total de quatre-vingt milliards.

Les fonds ainsi mis Ă  la disposition desdites collectivitĂ©s territoriales dĂ©centralisĂ©es serviront principalement au dĂ©veloppement de celles-ci. PrĂ©sent au cours de cette cĂ©rĂ©monie, le Directeur de l’AFD HervĂ© Conan a expliquĂ© que « les quatre-vingt milliards de FCFA sont rĂ©partis Ă  peu près de manière Ă©quitable entre les trois communautĂ©s urbaines Â». Plus de 70% de ces financements concernent la rĂ©habilitation des voiries urbaines principales des capitales rĂ©gionales bĂ©nĂ©ficiaires.

Pour les DĂ©lĂ©guĂ©s du Gouvernement des villes concernĂ©es qui ont tous pris part Ă  la cĂ©rĂ©monie, cet argent est Ă©galement destinĂ© Ă  la construction des services marchands, notamment les marchĂ©s et autres restaurants, Â« de manière Ă  ce que les municipalitĂ©s puissent gĂ©nĂ©rer de nouvelles recettes pour financer l’entretien routier et les autres Ă©quipements qui seront mis en place Â», ont-ils indiquĂ© presqu’en chĹ“ur. Il est Ă©galement questiond’amĂ©nagement d’espaces verts et autres lieux de plaisance, question d’amĂ©liorer le cadre de vie des populations vivant dans ces villes.

Le Ministre des Finances, hôte de l’événement s’est réjoui dans son propos que cet appui aux villes de Bertoua, Bafoussam, et Garoua soit un pas supplémentaire franchi par le gouvernement dans la voie de la promotion de la décentralisation et pour le Cameroun dans sa course vers l’émergence en 2035.

La cérémonie de rétrocession s’est déroulée en présence des Ministres de l’Economie Emmanuel NGANOU DJOUMESSI de l’Habitat et du Développement Urbain Jean Claude MBOUENCHOU et du Directeur Général de la Caisse Autonome d’Amortissement Dieudonné EVOU MEKOU. Les Délégués du Gouvernement à travers leur porte-parole El Hadj AMADOU BOUBA de Garoua ont promis de faire bon usage de ces fonds dont les premiers projets à réaliser seront lancés dès janvier 2016.

 

 

Un pas de géant dans la modernisation des douanes camerounaises

« Nous voulons sur la base de l’expĂ©rience qui est celle de rĂ©fĂ©rence dans ce domaine, promouvoir l’administration des douanes dans ses missions de collecte, mais aussi de gestion efficace et harmonisĂ©e de facilitation du commerce conformĂ©ment Ă  la convention de Kyoto Â». Ainsi parlait le Ministre des Finances Alamine Ousmane Mey le vendredi 04 septembre 2015. DĂ©claration faite au terme d’une cĂ©rĂ©monie de signature d’un mĂ©morandum d’entente entre les douanes camerounaises et corĂ©ennes et d’un contrat de partenariat public-privĂ© entre le gouvernement camerounais et la sociĂ©tĂ© corĂ©enne CAMPASS.

La signature desdits documents scelle une plateforme de coopération active entre le Cameroun et la Corée en vue de la modernisation du système d’information des douanes camerounaises qui pourront désormais s’abreuver à la source de la forte expérience coréenne dans le domaine des TIC.

Pour le Ministre des finances, les douanes camerounaises rĂ©alisent certes dĂ©jĂ  des performances remarquables en termes de ressources mobilisĂ©es, Â« mais elles veulent Ă©galement s’inscrire dans une dynamique d’administration moderne qui facilite les transactions commerciales, qui gère suffisamment les risques pour protĂ©ger notre espace Ă©conomique Â». Le Cameroun peut donc Ă  travers cette nouvelle coopĂ©ration avec la CorĂ©e du Sud, financer, rĂ©aliser, gĂ©rer et assurer la maintenance d’un nouveau système informatisĂ© de gestion dĂ©matĂ©rialisĂ©e de ses activitĂ©s douanières dĂ©nommĂ© UNIPASS. Une avancĂ©e qui va certainement booster un peu plus les performances douanières et que le Ministre des Finances range dans les« prĂ©occupations lĂ©gitimes exprimĂ©es par le PrĂ©sident de la RĂ©publique, S.E. Paul Biya Â».

BUDGET 2016 : LES PRESCRIPTIONS DU CHEF DE L’ETAT.

 

circulaire preparation budget 2016

 

Le prĂ©sident de la rĂ©publique S.E. Paul Biya a signĂ© le 13 aout 2015, la circulaire relative Ă  la prĂ©paration du budget de l’Etat pour l’exercice 2016. Plantant le dĂ©cor d’entrĂ©e de jeu ; le chef de l’Etat a indiquĂ©  que « la prĂ©paration du budget de l’Etat pour l’exercice 2016 dĂ©marre dans un contexte international marquĂ© par la redistribution des vecteurs de la croissance mondiale » qui Ă©crit- il devrait, d’après les estimations du Fmi, passer de 3,4% en 2014 Ă  3,5% en 2015 et 3,8% en 2016. Au plan national, l’environnement Ă©conomique est marquĂ© par la chute des cours du pĂ©trole  et des matières premières,  la guerre contre Boko Haram et l’insĂ©curitĂ© transfrontalière.
MalgrĂ© cette morositĂ© constatĂ©e au plan mondial et national, le prĂ©sident de la RĂ©publique prescrit au gouvernement de  garder le cap de la performance et de rester accrochĂ©  aux objectifs initiaux :    « Au cours de l’annĂ©e 2016, a – t- il instruit, l’objectif majeur demeure l’accĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique , pour la rendre plus forte, durable, inclusive et gĂ©nĂ©ratrice d’emplois, Ă  travers notamment  la modernisation de l’appareil de production, l’amĂ©lioration de la productivitĂ©, de la compĂ©titivitĂ©, de l’accès au financement et du climat des affaires ainsi que la promotion de l’émergence des industries locales et la poursuite de la diversification de l’économie » .
    Le chef de l’Etat demande Ă©galement aux artisans de la prĂ©paration du budget 2016 de veiller a l’achèvement des grands projets structurants de première gĂ©nĂ©ration ; d’accĂ©lĂ©rer la prĂ©paration des grands projets de deuxième gĂ©nĂ©ration ; d’accĂ©lĂ©rer la mise en Ĺ“uvre du plan d’urgence triennal afin de dynamiser la croissance ; d’accĂ©lĂ©rer la mise en place des infrastructures relatives Ă  l’organisation des coupes d’Afrique de football 2016 et 2019 et de promouvoir la production, la consommation  et l’exportation des produits locaux, afin de rĂ©duire  le dĂ©ficit de la balance commerciale.
    Dans cette optique, le chef de l’Etat donne quelques orientations fermes devant gouverner  Ă  l’élaboration dudit budget. Les principales Ă©tant notamment que l’approche de la budgĂ©tisation par programme devra se poursuivre et se consolider afin de permettre une meilleure efficacitĂ© de l’action publique ; les programmes eux-mĂŞmes devront dĂ©couler des stratĂ©gies sectorielles Ă©laborĂ©es sur la base  des objectifs dĂ©finis dans le Document de StratĂ©gie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE).
Le prĂ©sident de la RĂ©publique a une fois de plus soulignĂ©  la nĂ©cessitĂ© de renforcer la discipline budgĂ©taire.
En ce qui concerne la politique budgĂ©taire  Ă  actionner pour atteindre les objectifs sus-indiquĂ©s, le chef de l’Etat instruit que celle-ci continue « d’intĂ©grer l’obligation de rĂ©sultat. Ceci induit naturellement qu’en matières de recettes, l’objectif  principal  demeure la mobilisation optimale des ressources budgĂ©taires  internes non pĂ©trolières  et leur sĂ©curisation ainsi que la rationalisation et la maitrise des rĂ©gimes fiscaux  incitatifs ».

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