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Annette Coly dit au revoir Ă  Alamine Ousmane Mey
Le ministre des Finances a reçu, le 25 juillet 2016 en son cabinet, la chef de la coopĂ©ration  allemande au Cameroun, arrivĂ©e en fin de mission. L’entretien entre les deux hĂ´tes a  durĂ© 36 minutes. Le temps pour les deux personnalitĂ©s de passer en revue toutes les actions menĂ©es pendant les 7 ans qu’a durĂ© la mission d’Annette Coly au Cameroun. Ainsi a-t-elle apprĂ©ciĂ© le niveau de la coopĂ©ration entre son pays et le Cameroun, tout en remerciant tous les membres du gouvernement avec qui elle a eu Ă  travailler. Des 7 ans passĂ©s au Cameroun, Annette Coly en fait un bilan riche. « Il y a beaucoup de choses qui avancent, mĂŞme si on n’est pas encore arrivĂ© lĂ  oĂą on veut », a-t-elle dĂ©clarĂ© Ă  la presse au sortir de l’audience.
 Comme Holger Mahnicke - l’ancien ambassadeur qui vient d’être remplacĂ© par Dr Hans-Dieter Stell, elle laisse une coopĂ©ration fructueuse entre le Cameroun et l’Allemagne. Pour le moins, les deux laissent derrière eux, un Programme triennal de coopĂ©ration 2014-2016 d’un montant de près de 32 milliards de Fcfa. Des fonds qui sont investis dans la gestion durable des ressources naturelles, la dĂ©centralisation, la gouvernance responsable, le dĂ©veloppement rural et la lutte contre la mortalitĂ© maternelle. Rappelons que le Cameroun fait partie des 50 pays partenaires du portefeuille de la coopĂ©ration allemande dans le monde. A ce titre, il a bĂ©nĂ©ficiĂ© depuis son indĂ©pendance d’une enveloppe globale d’environ 595 milliards de Fcfa.

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Le plaidoyer convaincant de Modeste Mopa pour une fiscalitĂ© conviviale  
L’exposé du directeur général des impôts a été unanimement salué par la communauté des affaires lors de la septième édition du Cameroon Business Forum, le 15 mars 2016, à l’Hôtel Sawa de Douala. Une rencontre où la participation du ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, a été fort remarquée.
« De tous les exposés, le plus intéressant fut sans conteste celui du directeur général des impôts », se réjouit un chef d’entreprise présent à la septième édition du Cameroon Business Forum (CBF). A deux reprises au moins – fait exceptionnel -, Modeste Mopa Fatoing a arraché des applaudissements à un public généralement peu porté aux effusions, le 15 mars 2016, dans la salle de conférences de l’Hôtel Sawa, à Douala. Le summum est atteint lorsqu’il annonce l’innovation à venir dans la modalité de paiement de la vignette automobile. Dès 2017, son prix sera intégré dans le titre d’assurance automobile. Un peu sur le modèle du timbre d’aéroport qui, depuis le début de l’année, est acquitté lors de l’achat du billet d’avion. Une possibilité en plus pour rendre l’administration fiscale conviviale.
Pourtant, la partie Ă©tait loin d’être gagnĂ©e pour le directeur gĂ©nĂ©ral des impĂ´ts, qui confesse Ă  l’entame de son propos une sorte d’incompatibilitĂ© Ă  priori Ă  accoler la convivialitĂ© Ă  la fiscalitĂ©. Exemples Ă  l’appui et avec la prĂ©cision d’un entomologiste, il Ă©graine les actions menĂ©es pour accompagner l’entreprise Ă  sa crĂ©ation, durant son existence et lorsqu’elle se trouve en difficultĂ©. Tout y passe, des avantages liĂ©s aux formalitĂ©s de crĂ©ation Ă  la transaction des dettes de plus de cinq ans, en passant par les facilitĂ©s offertes lors de la dĂ©claration fiscale, le paiement de l’impĂ´t, le contrĂ´le et le contentieux fiscal. « Tout ce dispositif contribue Ă  rendre notre système fiscal plus convivial », conclut l’orateur sous un roulement d’acclamations.  
La gratitude des chefs d’entreprises à son endroit n’a eu de cesse de se manifester durant « la conversation » instaurée par le chef du gouvernement. « Il y a des avantages dont nous ignorions jusqu’à l’existence jusqu’à présent », avoue l’une des participantes.
Le ministre des Finances ne fut pas en reste durant la rencontre annuelle entre le gouvernement et le secteur privé. Alamine Ousmane Mey s’est porté à la rescousse du premier ministre lorsque ce dernier fut interpelé par les opérateurs économiques. L’argentier a répondu à Célestin Tawamba, président du groupe Cadyst Invest qui s’inquiétait de l’octroi des exonérations à certains secteurs en surcapacité dans le cadre de la mise en œuvre de la loi du 18 avril 2013 portant incitations à l’investissement privé, que des évaluations prévues et qu’elles se feront avant la sortie des décrets d’application. Face à l’inquiétude d’Alice Maguedjio, commerçante au marché de Mboppi préoccupée par la restitution de l’épargne emportée par les responsables des établissements de microfinance véreux, le Minfi, pédagogue, a expliqué le processus d’octroi des agréments avant d’indiquer qu’un mécanisme de garantie existe, bien qu’il ne soit pas encore extensible à ce secteur d’activité.

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Commis par le chef du gouvernement pour assister à la conférence de presse – une première au CBF -, aux côtés du ministre de la Communication, du coordonnateur général du CBF, le Pr Touna Mama, et du vice-président de la plate-forme du secteur privé, le ministre des Finances est revenu sur certaines préoccupations des journalistes ayant trait au premier eurobond du Cameroun et à la fiscalité. Il les a surtout invités au patriotisme qui constitue le carburant indispensable à la construction du pays. Cela passe notamment par l’effort qui est le leur pour amener les consommateurs des médias à changer la perception négative répandue sur le climat des affaires au Cameroun

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1. Arrêtés portant nomination dans les Contrôles Financiers

2. Arrêtés portant nomination à la Direction Générale du Trésor et de la Coopération Financière et Monétaire (DGTCFM)

3. Arrêtés portant nomination à la Direction Générale du Trésor et de la Coopération Financière et Monétaire (DGTCFM) (suite)

Le Ministre des Finances Alamine Ousmane MEY a signé ce 09 mars 2016 d’importants arrêtés portant nomination des responsables dans les services déconcentrés de la Direction Générale du Budget et de la Direction Générale des Impôts. A la Direction Générale du Budget, ce mouvement d’envergure concerne essentiellement les contrôleurs financiers. Le Ministre des Finances en a nommé dans les Ministères, les Etablissements Publics Administratifs, les universités d’Etat, les collectivités Territoriales Décentralisées, les départements et la Région du Nord Ouest.

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La directrice gĂ©nĂ©rale du FMI a quittĂ© le Cameroun le dimanche 10 janvier 2016,  au terme d’une visite de 72 heures très fructueuse.
Du jeudi 7 au samedi 9 janvier 2016, la directrice gĂ©nĂ©rale du Fonds monĂ©taire international (FMI), Christine Lagarde, a eu des entretiens de haut niveau avec les autoritĂ©s camerounaises, celles de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Dressant le vendredi 8 janvier 2016 le bilan de ces entretiens, Christine Lagarde, face Ă  la presse Ă  l’hĂ´tel Hilton de YaoundĂ©, a dĂ©clarĂ© que ses entretiens avec le prĂ©sident Paul Biya et les autoritĂ©s camerounaises sur les prioritĂ©s nationales ont Ă©tĂ© constructifs et enrichissants. « J’ai saisi l’occasion de ces rencontres pour fĂ©liciter les autoritĂ©s de la rĂ©silience dont fait preuve l’économie camerounaise dans une conjoncture dĂ©licate », a-t-elle dĂ©clarĂ©, avant de se fĂ©liciter du fait que «  le pays prend les mesures nĂ©cessaires pour assurer la stabilitĂ© macroĂ©conomique et promouvoir une croissance forte et durable ».
Cependant, a-t-elle soulignĂ©, l’impact du double choc de la baisse persistance des cours du pĂ©trole et de l’insĂ©curitĂ© dans l’ExtrĂŞme-Nord continue de peser sur les perspectives. Face Ă  une conjoncture Ă©conomique plus difficile, et Ă  la faiblesse de l’économie mondiale, il est nĂ©cessaire, conseille-t-elle, de hiĂ©rarchiser les choix en matière de dĂ©penses publiques. Le FMI apporte dĂ©jĂ  un appui constant et substantiel d’assistance technique Ă  la Commission de la CEMAC, Ă  la BEAC et Ă  la COBAC et se tient prĂŞt Ă  continuer ce soutien au renforcement de l’intĂ©gration rĂ©gionale dans la CEMAC, a promis Mme Lagarde. Elle a par ailleurs dĂ©clarĂ© avoir eu le plaisir de rencontrer les ministres des Finances  de la CEMAC. « Je les ai encouragĂ©s Ă  intensifier leur collaboration pour renforcer l’intĂ©gration rĂ©gionale et partant, accroĂ®tre la compĂ©titivitĂ© et doper la croissance dans la rĂ©gion », a ajoutĂ© la directrice gĂ©nĂ©rale du FMI. Avec le gouverneur de la BEAC et le prĂ©sident de la Commission de la COBAC et leurs Ă©quipes, la patronne du FMI a discutĂ© de la politique monĂ©taire de la communautĂ© et de l’intĂ©gration rĂ©gionale ainsi que de la coordination au sein de la CEMAC.Après YaoundĂ©, elle a mis le cap samedi sur Douala oĂą elle a dĂ©jeunĂ© avec les femmes leaders, Ă©changĂ© avec le secteur privĂ© et visitĂ© une Ĺ“uvre de charitĂ©. Christine Lagarde a quittĂ© le Cameroun le dimanche 10 janvier 2016 Ă  1h10 mn.

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Le sujet était au centre de la table ronde vendredi dernier à Yaoundé entre Christine Lagarde et les ministres de l’Economie et des Finances de la CEMAC.
La problĂ©matique dufinancement des infrastructures dans un contexte de forte baisse des cours du pĂ©trole et des recettes budgĂ©taires Ă©tait au cĹ“ur de la table ronde qui a rassemblĂ© le vendredi 8 janvier 2016 Ă  YaoundĂ©, la directrice gĂ©nĂ©rale du FMI, Christine Lagarde, et les ministres de l’Economie et des Finances de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique centrale (CEMAC). Pour la patronne du FMI, la rĂ©alisation continue de grands programmes d’infrastructures a mis en Ă©vidence des tensions budgĂ©taires. Car selon les estimations, le dĂ©ficit budgĂ©taire combinĂ© de la CEMAC se serait creusĂ© Ă  6,5% du PIB en 2015, et seule une modeste amĂ©lioration est prĂ©vue en 2016. Face Ă  cette nouvelle rĂ©alitĂ©, il faut, d’après elle, tracer un nouveau chemin pour la prospĂ©ritĂ©. Christine Lagarde soutient dans cette perspective que les politiques nĂ©cessaires pour assurer une croissance forte et inclusive au sein de la CEMAC doivent ĂŞtre structurĂ©es autour de trois prioritĂ©s : dĂ©penser mieux, percevoir davantage et mobiliser la rĂ©gion dans son propre intĂ©rĂŞt.                                                                                    

Concrètement, il faut procĂ©der Ă  la sĂ©lectivitĂ© dans le dĂ©veloppement des infrastructures, en se basant sur leur bien-fondĂ© Ă©conomique et leur rentabilitĂ©. En outre, en empruntant, il faudrait faire appel aux sources de financement concessionnelles pour prĂ©server la viabilitĂ© de la dette Ă  moyen terme. 

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Sur la deuxième prioritĂ© - percevoir davantage -, Christine Lagarde propose, pour attĂ©nuer les tensions budgĂ©taires, de mieux mobiliser les ressources intĂ©rieures, en allant au-delĂ  du niveau indicatif rĂ©gional de 17% du PIB. On peut y arriver souligne – t – elle "en rĂ©duisant l’utilisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e des exonĂ©rations fiscales et douanières discrĂ©tionnaires dans la rĂ©gion. Et en amĂ©liorant la coordination et la coopĂ©ration intergouvernementales en matière de politique fiscale".                                                                                                                                           

Troisième prioritĂ©, mobiliser la rĂ©gion dans son propre intĂ©rĂŞt, car le commerce intracommunautaire reprĂ©sente seulement 3% des Ă©changes commerciaux de la CEMAC. Il faut donc agir sur deux fronts : le climat des affaires Ă  amĂ©liorer, et l’intĂ©gration rĂ©gionale Ă  renforcer. Après ces propos de la directrice gĂ©nĂ©rale du FMI, les autoritĂ©s de la CEMAC ont rĂ©agi Ă  travers le ministre du Plan et de l’IntĂ©gration du Congo, LĂ©on RaphaĂ«l Mokoko, leur porte-parole. De son intervention, on retiendra que pour relever les dĂ©fis auxquels ils sont confrontĂ©s, les pays de la CEMAC mettent l’accent sur la diversification des sources de croissance hors pĂ©trole. Il est question de dĂ©velopper les secteurs agricole, de l’élevage et des services, rattraper les insuffisances dans les infrastructures, Ă©largir l’assiette fiscale Ă  travers une fiscalisation optimale du secteur informel et la rationalisation des rĂ©gimes fiscaux incitatifs, amĂ©liorer le cadre de gestion des finances publiques, amĂ©liorer le climat des affaires,  sĂ©curiser les recettes fiscales, mettre en place des codes des  investissements attractifs, etc.                                                                                                                                      

Dans son propos introductif Ă  la table ronde, le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey, a indiquĂ© que dans un contexte de ralentissement de la croissance, au moment crucial oĂą nos pays ont engagĂ© de vĂ©ritables plans de dĂ©veloppement basĂ©s sur la rĂ©alisation des infrastructures et la conduite des rĂ©formes structurelles, se pose l’épineuse question du financement. Occasion pour lui de soulever plusieurs questions tout en esquissant des rĂ©ponses :  les ressources propres sont-elles Ă  mĂŞme d’assurer la couverture de ces dĂ©penses d’investissements ? AssurĂ©ment non. L’accès aux ressources concessionnelles est-il suffisant ? Point du tout. Le recours aux marchĂ©s des capitaux est-il la solution ? Les conditions ont bien changĂ©. Le financement monĂ©taire est-il la solution alternative ? A court terme, dans une certaine mesure. Toutes ces questions nous renvoient Ă  notre modèle Ă©conomique et financier, a poursuivi Alamine Ousmane Mey. Quel endettement permettrait dès lors de poursuivre la marche vers l’émergence en veillant Ă  la viabilitĂ© et Ă  la soutenabilitĂ© de la dette ? Quel cadre de surveillance prendrait en compte de manière judicieuse les risques nouveaux ? Quelle place occuperait le secteur privĂ© dans le cadre des partenariats-public-privĂ© ? S’est encore interrogĂ© le ministre des Finances avant de passer la parole Ă  la patronne du FMI.

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