Programme économique et financier 2018Programme économique et financier

Abebe Aemro Selassie présente les félicitations du FMI au gouvernement.
Le chef du département Afrique du Fonds monétaire international, a rencontré le ministre des Finances Louis Paul Motaze le 5 juillet 2018, à l’effet de lui adresser les félicitations de l’institution pour son implication personnelle dans la réussite de la mise en œuvre des réformes.

Face au ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, après avoir rencontré les ministres de l’Union monétaire de l’Afrique centrale le 4 juillet en conseil au siège de la Banque des Etats d’Afrique centrale, a tenu à féliciter le Cameroun pour les progrès réalisés depuis la mise en œuvre du programme économique et financier. «Je dois féliciter les autorités nationales (…) de leurs efforts soutenus, qui ont contribué à une forte baisse des déséquilibres budgétaires et extérieurs, ainsi qu’à une stabilisation de la dette publique et des réserves internationales de la BEAC», précise-t-il
Le directeur du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), Abebe Aemro Selassie, est venu au Cameroun entre le 4 et le 5 juillet 2018 pour rendre compte des efforts accomplis par le pays dans le cadre du programme économique et financier du gouvernement conclu avec le FMI en juin 2017. Chez Louis Paul Motaze le 5 juillet 2018, le directeur du département Afrique du FMI a laissé échapper sa satisfaction quant aux progrès réalisés par le Cameroun en vue de redresser ses finances publiques et dans l’implémentation du programme économique et financier visant à assainir plusieurs secteurs de l’économie et de la gouvernance.
«Je suis convaincu que, grâce à la mise en œuvre déterminée du budget 2018 révisé et à des mesures visant à mieux maîtriser les dépenses, le Cameroun continuera de montrer la voie à suivre. À terme, il sera important de continuer à élargir l’assiette des recettes non pétrolières, notamment en réduisant les exonérations fiscales, et à améliorer la qualité des dépenses afin de créer un espace budgétaire pour les dépenses sociales et les investissements prioritaires, tout en préservant la viabilité de la dette », a indiqué Abebe Aemro Selassie.
Ainsi, a-t-il souligné, depuis le sommet des chefs d’État de la CEMAC qui s’est déroulé en décembre 2016 à Yaoundé, le Cameroun a joué un rôle clé dans la mise en œuvre de la stratégie régionale de la CEMAC face à la forte baisse des prix du pétrole en 2014. Le programme de réformes économiques et financières du Cameroun qui est appuyé par l’accord conclu avec le FMI au titre de la facilité élargie de crédit a considérablement contribué à reconstituer les réserves de la BEAC, en dépit d’un rééquilibrage budgétaire moins prononcé que prévu en 2017.
Ainsi, il est essentiel que le Cameroun continue de jouer un rôle de chef de file en poursuivant la consolidation budgétaire pour assurer le succès de la stratégie régionale de la CEMAC. Car si l’espace communautaire peut aujourd’hui revivre une embellie, cela a été rendu possible grâce aux progrès satisfaisants accomplis par le Cameroun dans le rétablissement de la stabilité et la réalisation d’une croissance économique soutenue et inclusive, face aux difficultés macroéconomiques rencontrées dans la Sous – région  CEMAC.
Cependant, a-t-il recommandé, pour prévenir les dérapages susceptibles de fragiliser les efforts de redressement accomplis par certains pays dont le Cameroun, il a appellé les pays de la sous-région à poursuivre la mise en œuvre de manière déterminée, des politiques économiques et des réformes nécessaires à l’atteinte des objectifs budgétaires établis dans les programmes appuyés par le FMI dans la zone. Car, ces progrès restent fragiles et les autorités nationales et régionales doivent continuer de veiller à l’atteinte des objectifs de la stratégie arrêtée avec le FMI.
«Les pays de la CEMAC et les institutions régionales doivent poursuivre ces efforts pour rétablir la viabilité économique intérieure et extérieure, en particulier pour continuer de reconstituer les réserves régionales, et ouvrir la voie à une croissance soutenue et inclusive», a-t-il expliqué.

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