Lancement du budget 2018

L’Etat fixe les priorités

Le 10 janvier 2018, les chargés de mission de la chaîne de dépense se sont mobilisés sur l’ensemble du territoire afin de donner le kick-off de l’exécution budgétaire.

IMG 2601Accroissement des recettes hors pétrole, planification rigoureuse des investissements ou encore lerecours exceptionnel à la procédure dérogatoire, telles sont entre autres, les recommandations faites aux gestionnaires de crédit dans le cadre de l’exécution du budget 2018 arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 4513,5 milliards de FCFA. Selon les responsables déployées sur le terrain par le Ministère des Finances et le Ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, ces mesures sont dictées par un contexte marqué par la chute des recettes d’exportation, le pétrole et le cacao notamment ainsi que la survenance des crises sécuritaires aux frontières et à l’intérieur du pays. Aussi sera-t-il question de privilégier les dépenses utiles susceptibles d’impacter positivement le vécu quotidien des populations.

Le Gouvernement voudrait s’appuyer sur cette vigilance qui permettra de relever le défi de la résorption du déficit budgétaire, critère essentiel de réussite de la facilité élargie de crédit conclue avec le FMI en juin dernier. Le pays entend de ce fait dégager de la ressource qui lui permettra par un effet de ruissellement de relancer la consommation et la croissance à travers le paiement des créances dues aux PME et autres fournisseurs de l’Etat.

D’autres appuis budgétaires apporteront de l’oxygène à la trésorerie de l’Etat. Ils proviennent outre du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne ou encore de l’Agence française de développement pour un montant global de 1300 milliards de FCFA sur trois ans.

Ainsi, parmi les priorités du budget 2018, il y ala poursuite du vaste programme de projets d’infrastructures entrepris ces dernières années afin d’accélérer la croissance économique, la finalisation des chantiers relatifs à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de football que le pays abrite en 2019.

Le financement du budget est adossé à l’élargissement de l’assiette fiscale dont la contribution attendue est de 3 175 milliards de FCFA. Des emprunts concessionnels et non concessionnels viennent compléter le portefeuille des contributeurs respectivement de150 milliards de FCFA et 436 milliards de FCFA. Toutes choses qui permettront e porter le taux de croissance à 4,2%.

Pour plus d’efficacitĂ© dans l’exĂ©cution, les autoritĂ©s ont fixĂ© quelques Ă©chĂ©ances. Ainsi, au 30 mars prochain, les gestionnaires de crĂ©dits devront arrĂŞter les engagements ; le 15 octobre est date butoir de l’arrĂŞt des visas sur les projets de contrats. Le 30 novembre 2018, arrĂŞt d’engagements et le 31 dĂ©cembre, clĂ´ture des caisses publiques et arrĂŞt des ordonnancements. Le 28 fĂ©vrier 2019 a Ă©tĂ© annoncĂ© comme la fin de la pĂ©riode complĂ©mentaire comptable.

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