Les performances de l’administration des Impôts et des Douanes saluées              

imgconf201713 350S’adressant ensuite au secrétaire général du MINFI, Gilbert Didier Edoa, qui a dressé quelques instants plus tôt le bilan des activités menées en 2016 par le ministère avant de souhaiter, au nom de l’ensemble du personnel, une bonne année 2017 au ministre et au ministre délégué (Elung Paul Che), Alamine Ousmen Mey lui a exprimé en retour, en son nom et au nom du ministre délégué, les vœux de bonheur, de santé et de prospérité à lui-même, à sa famille, et à l’ensemble des personnels du ministère au cours de l’année 2017. Dressant le bilan de l’année écoulée, le ministre a parlé d’« une large appréciation de la tenue des finances publiques ». Justifiant cette appréciation positive, il a expliqué que le budget de l’Etat a été exécuté de manière satisfaisante dans un contexte assez difficile. La mobilisation des recettes qui était l’un des principaux enjeux de l’année 2016 a affiché globalement de bons résultats. Dans ce domaine, a-t-il souligné, pour la quatrième année consécutive, la direction générale des Impôts est allée au-delà de ses objectifs de mobilisation des recettes. Cette performance mérite félicitations et encouragements, a estimé le ministre, provoquant par cette déclaration une salve d’applaudissements dans la salle comble. « La dynamique nouvelle mise en place depuis quelques années continue de produire de bons résultats. Nous devons conserver cet élan positif et tout mettre en œuvre pour renforcer les moyens d’action et de motivation de cette structure. Tel est à mon avis notre engagement. Monsieur le directeur général (Ndlr : des impôts), nous nous engageons tous pour que dans un an, nous puissions à nouveau saluer les performances en matière de collecte des ressources », a déclaré le ministre. La situation économique et monétaire de la CEMAC doit interpeller l’administration des impôts à plus de rigueur et de discipline dans le recouvrement des impôts et taxes, a-t-il poursuivi. Avant d’ajouter que notre système fiscal doit continuer à répondre à la double ambition de garantir sur la durée un cadre propice au développement des affaires et une mobilisation des ressources à la hauteur des attentes exprimées par l’Etat.

imgconf201711 350Avec la douane, nous avons de bonnes raisons de nous réjouir avec l’entrée en vigueur sans anicroches de l’Accord de partenariat économique (APE) signée entre le Cameroun et l’Union européenne, a déclaré le ministre. Malgré une tendance à la baisse du commerce international, nonobstant l’influence négative des actes de terrorisme sur l’activité économique, l’administration douanière a maintenu le cap, a-t-il dit. Le patron du MINFI a indiqué à ce sujet que la surveillance de l’espace économique national s’est renforcée e a permis de lutter plus énergiquement contre la fraude et la contrebande et a atténué les effets néfastes sur le Cameroun dus au changement en 2016 de la politique monétaire au Nigeria voisin. Le niveau de mobilisation des recettes dans ce contexte difficile a pourtant été remarquable, raison pour laquelle le ministre a adressé à cette administration ses félicitations et ses encouragements, sous un tonnerre d’applaudissements. L’enjeu immédiat est celui de la modernisation de la douane dans le contexte du démantèlement tarifaire engagée, et ses performances s’estimeront davantage en termes de qualité du service, de délais de passage des marchandises et de sécurité des procédures, a indiqué l’illustre orateur. Le cap sera mis pour outiller notre douane pour une gestion des risques beaucoup plus efficiente, moderne et performante, a promis Alamine Ousmane Mey.

Evoquant le volet des dépenses, le ministre a estimé que le MINFI a su répondre avec une certaine efficacité aux attentes exprimées en 2016, que ce soit le financement du fonctionnement de l’Etat, les grands chantiers du septennat qui ont continué d’avancer ; le soutien qui s’est poursuivi aux entreprises publiques, parapubliques et à certaines entreprises privées ; les échéances du service de la dette extérieure et intérieure qui ont été honorées, grâce à l’action combinée des services du budget et du Trésor. Cette action, a instruit le ministre, doit être parachevée par le respect scrupuleux du calendrier budgétaire de l’Etat en 2017. Il faudra également assurer la transposition des directives de la CEMAC de 2011 sur les finances publiques. Le contrôle de gestion devra être élargi à l’ensemble des départements ministériels dans un contexte marqué par un nouveau cadre de convergence macroéconomique de la CEMAC, a-t-il recommandé.

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