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Visite
Louis Paul Motaze au secteur dans les services de la douane à Douala
Le ministre des Finances a effectué une descente dans les services de la douane et de ses partenaires le lundi 28 mai.

C’est d’abord la division informatique de la douane qui accueilli le ministre des Finances et sa suite. Le cœur névralgique de la douane a livré les secrets de la réussite des opérations douanières au ministre Louis Paul Motaze pendant un quart d’heure. Toutes les caractéristiques et innovations de cette division ont été présentées de manière interactive au patron de l’administration.
Le scanning des marchandises à Douala International Terminal (DIT) a fait l’objet d’une escale. La visite du nouveau bâtiment qui abrite les services de traitement des images des containers a été fructueuse, ayant permis au ministre et sa suite de se rendre compte de l’effectivité du « 100% scanning » au port autonome de Douala, question d’éviter toutes les fraudes possibles et les importations illicites de marchandises sur le sol camerounais.
Au secteur des douanes de Littoral I, le ministre des Finances a été édifié sur les défis, enjeux et préoccupations des équipes de la douane au quotidien. Pour porter à la connaissance du ministre Louis Paul Motaze le fonctionnement de ces deux secteurs, Georges Mendouga et Hamilton Fru, respectivement chef secteur des douanes Littoral I et chef secteur des douanes Littoral II.
Prévisibilité, simplicité, célérité, compétitivité sont les maîtres mots qui guident l’action de ces deux secteurs des douanes selon leurs chefs respectifs. Pour Georges Mendouga de Littoral I, les équipes de ce secteur sont engagées et dévouées à l’atteinte des objectifs budgétaires assignés à la douane cette année. Cet acharnement, doublé à l’engagement des équipes, a conduit le secteur Littoral I à réaliser 80% des recettes douanières du premier trimestre.
Les performances de ce secteur cachent cependant quelques soucis pour le déploiement des équipes. Entre autres, il y a l’exiguïté des locaux du secteur Littoral I qui appelle le ministre à ordonner la construction d’un siège devant abriter leurs bureaux d’autant plus que le port autonome de Douala a déjà mis à leur disposition un terrain pour cela. Le paiement des primes et émoluments aux équipes à temps afin de motiver et de maintenir la flamme de la mobilisation permanente des équipes devrait suivre.
Pour répondre à l’accroissement de la technicité des métiers de la douane, Georges Mendouga appelle également la hiérarchie à envoyer les équipes en formation de manière régulière. Des préoccupations répercutées également par Hamilton Fru qui sollicite pour ses hommes des moyens de locomotion pour davantage de mobilité, la réduction des exonérations douanières qui limitent les capacités des équipes à remplir leurs objectifs.
A ces doléances, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, répondra sans équivoque. Pour ce qui concerne les conditions de travail des équipes, il y a lieu de résoudre la question de l’espace de travail par l’équipement des locaux en matériel de bureau, la maintenance du bâtiment ; l’acquisition de matériels roulants doit être fait, question de permettre une mobilité effective des équipes de contrôle mobile.
S’agissant de la formation, le grand argentier a réitéré son propos tenu lors de la célébration de la fête du Travail. «La formation n’est pas un privilège, elle est un droit pour le travailleur, et une obligation pour l’employeur. Parce qu’on ne va pas en formation pour s’amuser, mais pour acquérir une plus-value qui bénéficie à notre travail». Pour cela, il faut promouvoir une sélection rigoureuse des bénéficiaires du renforcement des capacités professionnelles, et non à la tête du client. Un plan de formation doit pour cela être réalisé en y intégrant les types de formation et les types de personnels bénéficiaires. «Ce que j’attends, c’est que pendant la phase de préparation du budget, les responsables fassent le tour des structures pour savoir les types de formation à organiser et quelles sont les personnes éligibles. Et l’année qui suit, on change pour qu’on ne retrouve pas les mêmes qui partent en formation. A moins que la formation ne se fasse en modules étalés sur plusieurs années», a-t-il précisé.
Pour ce qui concerne le paiement des primes, le ministre des Finances s’est montré favorable à la motivation du personnel si tant est qu’on exige de lui des performances et des objectifs. Aussi a-t-il promis de résoudre la question des primes et émoluments une fois que le dossier sera transmis dans ses services.

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