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EXECUTION BUDGETAIRE A FIN DECEMBRE 2017

Au cours de l exercice 2017, le budget de l Etat s est exécuté dans un contexte marqué au plan international par : (i) une économie mondiale qui s est raffermie tout au long de l année, avec un taux de croissance estimé à 3,7% contre 3,2% en 2016, notamment grâce à la bonne tenue de la production industrielle mondiale et au redressement du commerce international.

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REAMENAGEMENT GOUVERNEMENTAL

Les hommes du 02 mars

Louis Paul Motaze et Yaouba Abdoulaye remplacent respectivement Alamine Ousmane Mey et Elung Paul Che. Ils vont désormais faire valoir leur expertise au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire et au secrétariat général de la Présidence de la République.

Motaze Yaouba

Le Premier ministre, Philemon Yang, a proposé leur désignation à la tête de cedépartement ministériel. C’est aussi lui, qui,comme le veut la tradition républicaine, les a installés dans leurs nouvelles fonctions de ministre des Finances et de ministre délégué aux Finances chargé du Budget. Louis Paul Motaze et Yaouba Abdoulaye, tous deux en provenance du ministère de l’Economie, vont donc désormais officier à la Grande argenterie.La prescription du Premier ministre aux nouveaux promus, comme partout où il est passé, privilégier le sens de l’intérêt général, relever les grands défis de l’heure question de garantir le progrès social et la prospérité du pays. En 10 minutes, pas plus, PhilemonYang a installé les deux membres dugouvernement et recommandé le travail, le sens de la solidarité gouvernementale, le respect de la hiérarchie.

Pour Louis Paul Motaze, la nomination à ce poste est un signe de grande confiance du chef de l’Etat à un moment sensible de l’histoire du pays. «A l’écoute d’un décret comme celui-ci, on se sent investi d’une responsabilité ; on est fier de voir qu’encore une fois, le chef de l’Etat nous a fait confiance. Il nous fait confiance à un moment tout à fait particulier. Comme vous le savez, il y a moins de huit  mois que le Fonds monétaire international a approuvé un programme économique et financier avec le Cameroun. Et c’est à ce moment que le chef de l’Etat nous donne la responsabilité de diriger un département ministériel aussi  important que le ministère des Finances qui doit engager un certain nombre de réformes audacieuses», explique-t-il.

Le travail à lui assigné avec le ministre  délégué sera réalisé avec des collaborateurs dont il est sûr de l’expertise et des compétences au regard de la complexité des dossiers que le personnel doit gérer au quotidien. «Nous savons que le ministère regorge de personnels compétents avec qui nous allons essayer de remplir les responsabilités qui sont les nôtres. Nous sommes fiers de cette responsabilité et en mesurons l’étendue», a confié le ministre à la presse.

Compétitivité des PME

Louis Paul Motaze trace les sillons de la performance

Dans un contexte marqué par la mise en œuvre du programme économique et financier du gouvernement, le financement des PME constitue un défi pour les créateurs de richesses qui, eux-mêmes, doivent selon le ministre des Finances, s’attaquer aux facteurs limitant de leur déploiement.

motaze pme«Les problématiques du financement des PME et du remboursement des crédits de TVA dans un contexte de programme économique et financier», tel est le thème qui a réuni les opérateurs économiques et le gouvernement à Douala le 12 mars à la faveur de la tenue de l’acte 9 du Cameroon Business Forum (CBF). Louis Paul Motaze, dans une envolée digne d’un maestro, a campé son propos autour de trois axes qui ont mis en évidence les facteurs limitant de l’accès des PME au crédit, la méthode et le mode d’emploi de l’amélioration de l’accès au financement des PME.

Tout en mettant en cohérence ces différents axes avec le programme économique du gouvernement conclu avec le Fonds monétaire international en juin 2017, le ministre des Finances traces des perspectives en termes d’accès aux financements et aborde la question du remboursement des crédits de TVA.

Les handicaps à la structuration des PME tiennent pour la plupart selon Louis Paul Motaze, à diverses tares congénitales qui confortent l’asymétrie d’informations entre ces agents économiques et les milieux financiers. Ainsi, liste le Grand argentier, les obstacles à la structuration des PME relèvent de la porosité des frontières entre les actifs de l’entreprise et le patrimoine des promoteurs. La lisibilité et la visibilité sur la capacité de remboursement de l’entreprise sont mises à rude épreuve du fait de la confusion entretenue sur le crédit personnel et le crédit professionnel.

De plus, la technicité financière pour ce qui concerne les entreprises familiales doit être améliorée en même temps qu’il faudra professionnaliser la gestion. Les informations comptables manquent de fiabilité et d’opérationnalité, les dossiers de demande de financement faiblement constitués en même temps qu’il note l’absence de collatéral à fournir par les promoteurs au moment de la demande de crédit. En plus de la masse excessive de documents exigés par les normes Ohada en Cemac, il y a une absence d’outils d’appréciation du comportement de paiement des nouveaux clients.

Les banques ont aussi développé d’extrêmes réserves au sujet e l’octroi des crédits aux PME. Celles-ci s’en trouvent renforcées par l’incapacité des promoteurs à gérer l’entreprise, le détournement des recettes de l’entreprise vers d’autres activités ou encore le peu de viabilité des dossiers. L’environnement juridique contribue lui aussi à fragiliser la structuration des PME. L’amélioration de la structure et de la gouvernance des PME sont également des contraintes qui handicapent le fonctionnement des entreprises.

Pour améliorer la gouvernance, il convient d’augmenter l’offre de financement et réduire les risques au niveau des banquiers. Ce qui passe par la mise en œuvre d’un train de réformes visant à améliorer l’accès au crédit des PME, le développement de produits et mécanismes de sécurisation des prêteurs, la diversification de l’offre des produits de financement et l’amélioration de la trésorerie des PME.

Pour que les PME soient performantes et crédibles, le ministre des Finances préconise un renforcement de la culture du remboursement, des capacités de l’Agence de promotion des investissements. Au-delà, il faudra également finaliser le cadre juridique concernant la pénalisation des débiteurs véreux et favoriser la mise en place de protocoles entre les institutions financière et les organismes d’appui technique à la PME.

Pour ce qui est de la sécurité des prêteurs, il faut mettre en place des mécanismes de garantie plus fiables en lieu et place des hypothèques, atomiser les risques en faisant recours aux lignes de financement ou de garantie accordées par les bailleurs de fonds notamment Proparco, la SFI ou encore la BDEAC. Vulgariser le crédit-bail et assurer une mise en œuvre de la stratégie nationale de la finance inclusive sont entre autres fronts à attaquer pour sécuriser les prêteurs.

La diversification de l’offre des produits de financement passe quant à elle par la mise en place de la loi sur le capital investissement (capital risque). L’on devra également légiférer sur le crowfunding, analyser la possibilité d’un compartiment PME à la Douala Stock Exchange, finaliser les textes d’application sur les organismes de placement en valeurs immobilières (OPCVM), ou encore vulgariser les produits de la finance islamique.

S’agissant du remboursement des crédits de TVA, les PME ont perçu 82 milliards de Fcfa grâce à la mise en place du compte séquestre à la BEAC, contre 58 milliards de Fcfa en 2016.

Ministère des Finances :

Les femmes en phase avec le Ministre MOTAZE

               motaze 8marsVous avez demandé le « top de départ », et bien je vous le donne, seulement le contrat devra être dans les deux sens. Vous aurez les moyens de travailler, de bien travailler et en retour je veux les résultats. Ainsi pourrait-on paraphraser le ministre des Finances Louis Paul MOTAZE à son adresse à l’endroit de ses collaboratrices le 08 mars 2018 à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, édition 2018.

            Les femmes du Ministère des Finances ont ainsi eu le privilège d’accueillir la première sortie officielle du Ministre porté à la tête du département à la faveur du décret Présidentiel n°2018/191 du 02 mars 2018 portant réaménagement du Gouvernement. Les femmes sont dans une liesse effrénée, joliment appareillées dans leur tenue de circonstance et entourées des responsables et collègues hommes venus communier avec elles.

            Pour camper la scène, un balai aux sonorités patrimoniales des 10 régions ouvre les festivités sous les regards du Ministre MOTAZE et du Ministre Délégué YAOUBA ABDOULAYE. C’est ensuite que le porte-parole des femmes, Nathalie Claire TIAMBOU, Chargé d’Etudes à la Division de Communication et des Relations Publiques délivre le mot des femmes construit autour du thème « Intensifier la lutte contre les discriminations à l’égard des femmes, renforcer le partenariat pour accélérer le développement durable ».   Il s’agit d’un thème qui interpelle, particulièrement les femmes tant leur contribution est capitale voire indispensable dans le développement de toute société pour une réelle croissance sociale et économique.

            femmes 8marsMadame TIAMBOU a présenté la femme comme un maillon incontournable de notre économie quel que soit sa position, son statut ou même encore le secteur dans lequel elle exerce. C’est dire, selon elle, qu’au-delà de la différence morphologique, inhérente à la création de l’humanité, il devient impérieux de mettre ensemble les deux entités, qui du reste bénéficient des mêmes formations pour la plus part, afin qu’elles développent d’égal manière leur potentiel.

            les femmes sont bien engagées et très déterminées à être de véritables forces motrices de la mobilisation des ressources pour le financement de notre économie et ce sous la bannière d’un crédo : « Assurer l’intérêt général »dira-t-elle avant d’ajouter des valeurs à mettre en exergue pour une reconnaissance méritée comme entre autres l’excellence, la performance, la compétence, l’efficacité e l’efficience.

            Ce sont ces mêmes valeurs qui ont sous-tendu l’unique doléance des femmes qui consistait en la promotion des femmes à des postes de responsabilité.  « Plusieurs départs féminins de certains niveaux stratégiques de notre appareil décisionnel n’ont pas fait l’objet de remplacement ou de redéploiement. Ce qui a fortement contribué à la baisse de leur nombre. Pourtant elles sont là, celles qui se distinguent par leur dynamisme, leur engagement et même leur compétence. Celles-là qui sont prêtes à assurer sérieusement et diligemment des nouvelles fonctions qui pourront leur être confiées. Elles aspirent à faire rayonner à vos côtés notre chère administration. Monsieur le Ministre, elles sont sur les starting-blocks et n’attendent plus que votre top de départ. »

            Une doléance qu’aura pris à cœur le Ministre des Finances puisque sur le champ, il a fait sienne les priorités des femmes tout en insistant sur le fait qu’il sera question pour une saine collaboration, d’un véritable partenariat gagnant-gagnant.

            Il est à souligner que les activités de la semaine de la JIF 2018 au Ministère des Finances ont été marquées par des séquences sportives et les séances de dépistage du cancer du sein et celui du col de l’utérus. Question de mettre un accent particulier sur le bien-être de la femme en milieu professionnel.

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